Tu sais que tu es au Bates motel quand…

Bates-Motelm

Diffusée sur 13ème rue (ouh dis donc rare un peu tout ça) en France, cette série est en fait le prequel de Psychose d’Alfred Hitchcock, que je n’ai pas vu aïe aïe aïe mais que du coup je ne vais pas tarder à regarder je pense. Norma et son fils Norman (oui sérieusement) emménagent donc dans une nouvelle ville afin de « prendre un nouveau départ ». En effet, le père de Norman est mort dans un accident six mois auparavant, laissant une ombre au tableau.

 

Tu sais que tu es au Bates Motel quand… tu kiffes le générique de la série. Simple, il s’agit de l’enseigne du motel prise sous différents plans. Un moment que j’aimais vraiment retrouver au fil des épisodes car il est très bien fait. Esthétique à mon sens.

Tu sais donc que tu es au Bates Motel quand… tu trouves un peu curieuse la relation entre Norma et son fils Norman. Les deux personnages ont une relation fusionnelle qui nous met bien mal à l’aise. Œdipe bonsoir ! Entre une mère poule et un fils un peu attardé, on est servis !

Tu sais donc que tu es au Bates Motel quand… l’ambiance est glauque : animaux empaillés, motel vide (en attendant la réfection de la famille Bates), climat un peu gris et fonds marins mystérieux font de cette série un cadre très enclin à nous donner des frissons.

Tu sais que tu es au Bates Motel quand… tu rencontres une fille portant une bouteille d’air et un fil à son nez. Il s’agit d’Emma, jeune personnage très sympathique atteinte de la mucoviscidose qui est tombée amoureuse de Norman et n’en fait plus un secret.

Tu sais que tu es au Bates Motel quand… ça sent un peu l’herbe. Eh oui, la ville où se sont installés Norman et Norma est en réalité une plateforme du trafic d’herbe. Son économie en dépend tant est si bien que les champs de cannabis s’étendent à perte de vue (derrière une forêt tout de même).

Tu sais que tu es au Bates Motel quand… tu hésites à aller voir les flics quand il t’arrive quelque chose. Corrompus (pas tous mais qui sait lesquels ?), tout à fait désagréables et un peu désabusés, les gardiens de la paix ont un peu perdu de leur superbe dans cette série.

Tu sais que tu es au Bates Motel quand… tu croises une asiatique complètement groggy. En effet, non contents de faire pousser de l’herbe, certains habitants de la ville s’adonnent au trafic de jeune fille. Un passe-temps peu discret lorsque celle-ci s’échappe…

Norma et Norman

 Je vais m’en arrêter là afin de vous laisser découvrir vous-même le reste du scénario plutôt bien ficelé (mais un peu trop vide dévoilé) de cette série. A noter : les rôles de Norman et Norman sont parfaitement interprétés par Freddie Highmore et Vera Farmiga. Très bon moment !

Ce qu’ils en disent…

Melty.fr

Télérama

Théo Cabrero sur Sens critique

House of cards

Frank et Claire Underwood
Les conseils de Frank Underwood...

House of Cards, c’est la série pour laquelle on m’a le plus dit cette année : « Ah bon tu regardes pas ? Ouhh il faut que tu t’y mettes ! » En bonne sériephile que je suis, je me suis exécutée au pied levé. Et je ne l’ai pas regretté ! Entre intrigues de folie et personnages au charisme indubitable, House of Cards m’a plus que convaincue d’être une des meilleures séries 2013.

Frank et Claire Underwood

Pour situer un peu l’action, on est en à l’heure actuelle, à la maison blanche où le président Walter vient d’être élu. On suit l’un des hommes les plus influents du Congrès : Franck Underwood qui brigue le poste de Secrétaire d’Etat. A cause d’un petit revers de fortune (et d’une trahison ou deux), celui-ci lui échappe. Un moment plus que désagréable qui va lui donner envie de mordre (et pas seulement dans les grillades de son ami Freddie). Il va ainsi ruiner la vie de plusieurs hommes de pouvoir et manier la vie politique comme dans un jeu de cartes afin de conforter sa place et bien entendu d’en gagner une autre, bien meilleure.

Frank rencontre Zoey Barnes incognito

Pour se faire, il est aidé par sa femme Claire, beauté froide et sophistiquée qui nous en met plein la vue (footing dès le matin, gestion d’une entreprise en journée et femme d’homme politique le soir, rien ne l’arrête). Il tisse également des liens un peu particuliers avec Zoey Barnes, journaliste aux dents qui rayent le parquet. Mais peut-être joue-t-il avec le feu ?

En tout cas, nous on a envie qu’il s’en sorte (mais pas trop vite non plus hein on veut plein de saisons) et on est surpris de comprendre les jeux politiques américains car il faut l’avouer, les cours d’anglais durant lesquels on nous expliquait ce qu’est le congrès sont bien loin.

Frank et Stamper, son homme de main

Le moment que l’on apprécie le plus ? Celui où Kevin Spacey y va de son petit regard caméra, l’air de dire « Je vous l’avez bien dit ». Narrateur interne, le personnage implique ainsi le publique dans certaines de ses péripéties douteuses. On se prend au jeu avec plaisir et l’on admire autant que l’on craint Frank. On a vraiment hâte de découvrir la saison 2, qui sera sans aucun doute, aussi surprenante que cette entrée en matière de 13 épisodes.

Ce qu’ils en disent…

Théo Cabréro sur Sens Critique

Un décryptage du style de Claire sur le blog de Jessica Harlow

French Touch Seduction

Hannibal

Will Graham sur sa première scène de crime
Will Graham sur sa première scène de crime

Vous reprendrez bien un peu de poumon ? Bon ok, peut-être pas. Mais vous vous resservirez à coup sûr de cette série savoureuse. J’ai découvert Hannibal en compagnie d’un certain Théo il y a peu. Autant dire que j’ai dégusté chacun des épisodes de ce thriller psychologique. Bon appétit.

Entrée

En entrée de cette série, on atterrie directement sur une scène de crime sanglante aux côtés de Will Graham. Ce jeune (et tout à fait mignon) professeur de police recalé au FBI aide Jack Crawford dans ses enquêtes d’une façon bien à lui. Il peut pénétrer l’esprit des serial killer grâce à une empathie surdéveloppée et ainsi reconstituer le moment du crime avec une singulière fidélité.  Il en déduit un profil très précis du tueur et aide ainsi à le retrouver et à l’arrêter. Seul souci : il est un peu fasciné par les détraqués dont il reflète les esprits et finit par ne plus savoir où se trouve la réalité. Mais où est Hannibal dans tout ça ?

Quand Hannibal cuisine...

Plat principal (à base de viande et on sait laquelle)

En plat principal bien entendu ! Toute l’intelligence de cette série réside dans le fait que le personnage principal n’est pas présenté comme étant le docteur Hannibal Lecter mais bien le profiler Will Graham. Hannibal arrive donc en fin de pilote en tant que psychothérapeute. Il va devenir le conseiller de Will et ainsi avoir un œil sur chaque enquête qu’il mène. Il va sans dire qu’il est impliqué dans certaines un peu plus qu’il ne le laisse entendre. Il va ainsi manipuler Will durant toute la saison et nous en mettre plein la vue.

Les deux acolytes

Les enquêtes s’enchainent et l’on suit avec plaisir chaque moment de leurs avancées car elles s’entrelacent de plus en plus, entachée par les traces de sang laissée par Hannibal. Indélébiles mais impossibles à voir pour Will et Jack.

On voit se dérouler épisode après épisode un scénario juste parfaitement monté porté par des acteurs juste exceptionnels. Comment ne pas parler de Mads Mikkelsen que l’on a pu voir aussi dans Michael Koohlhas et Royal Affair récemment et qui nous met l’eau à la bouche avec des mets plus délicats les uns que les autres et nous effraie avec sa froideur d’exécution et son apparence équilibrée et tout à fait distinguée ?

On retrouve également avec plaisir Laurence Flishburne qui proposait il n’y a pas si longtemps une pilule bleue ou rouge à Néo pour le plaisir de millions de cinéphiles. Hugh Dancy, ici qualifié de jeune premier nous épate et honnêtement ajoute un petit côté innocent et juvénile contrastant parfaitement avec le sujet de la série.

Hannibal nous donne ainsi des cours de cuisine aux organes humains en toute impunité (ou presque) avec des plats qui nous donnent faim, ce qui est terrible.

Dessert

Le dessert, c’est un peu la conclusion. Cette série est une totale réussite. Je n’ai pas eu le temps de citer les plans tout à fait magnifiques et travaillés que l’on peut y trouver tant la trame scénaristique est à saluer. NBC peut se féliciter d’avoir donné sa chance à Hannibal, qui n’était pas forcément le sujet le plus facile à traiter après l’interprétation très marquée d’Anthony Hopkins de ce tueur qui fascine et terrifie. Avec en moyenne 4,7 millions de spectateurs attirés par la série, la chaîne câblée a annoncé la saison 2 pour début 2014. Vivement et… bonne digestion !

Will Graham a pensé au vin

Ce qu’ils en disent…
Telerama
Le Point
Le blog Popandsoda

Retour sur la série Platane

Monica Belucci dans Platane

Platane, c’est l’arbre dans lequel Eric a un accident un soir après avoir présenté sa dernière série à un cocktail Canal +. Un an plus tard, il se réveille du coma et pour lui les galères commencent : Ramzy a pris sa place, il est difficile de se remettre dans les petits papiers des producteurs. On assiste ainsi au point de départ de la série…

1.      Le personnage principal

Tout à fait puéril et mythomane, Eric Judor nous indigne à chaque épisode : faisant un vieux chantage au sandwich chaud à un clochard ou mentant à sa propre femme sur la création de sa ligne de bottes d’indiens, Eric se met toujours dans l’embarras. Son point faible ? Sa tendance à l’homophobie qui le pousse à vouloir affirmer sans cesse sa virilité et ses parents, eux aussi bien atteins. Ce qui nous plait c’est le cycle de chaque épisode : Eric fait quelque chose de honteux, il passe à sa vie d’artiste en semi-galère, il a une opportunité mais sa mésaction le rattrape et l’empêche d’aboutir à ses fins. Pertes d’acteurs, de pellicule, de panneaux 3D ou encore détournement d’argent prévu pour un tournage : autant de péripéties improbables que l’on prend plaisir à suivre. Malgré nous, on aime Eric et on a envie qu’il s’en sorte, naïf que nous sommes, jusqu’au moment fatidique où le générique dégringole sur une situation toujours plus grotesque (comme un feu dans des attestations de possession de terrain pendant qu’un individu muet devient violent contre Eric) : papoulepapouahelepadipadidoudiahhh…

Eric et le fameux platane
2.       La mise en abyme

Comme expliqué précédemment, on suit Eric de l’idée de son film, La môme 2.0 next generation à la sortie (ou pas) en salle en passant par le casting. Une muse en abyme qui nous pousse parfois à nous poser des questions comme dans l’épisode où Eric emprunte une ambulance afin d’aller plus rapidement d’un plateau de tournage à un autre dans la circulation parisienne. Choquant ? Peut-être pas tant que ça au regard du monde du cinéma. De cocktails en bureau de production, on vit au rythme de la création audiovisuelle et on ne peut s’empêcher de constater que ce monde est très fermé, même pour ceux qui en font partie. On apprécie les moments durant lesquels on rentre littéralement dans un scénario lu par deux personnages tout à coup en costumes !

Monica Belucci dans Platane
3.       Les guests

Mathieu Amalrich, Guillaume Canet, Michel Drucker, Gérard Lanvin ou encore Monica Belucci et Jean Dujardin ont bien voulu jouer leurs propres rôles dans la série dès la première saison. Eric avait donc son petit cercle de poteaux à contacter en cas de tournage sur la vie du grand écran. Mis à part le fait que l’on apprécie de voir (enfin) des acteurs de cinéma dans une série, on apprécie aussi une certaine autodérision ou une mise en scène un peu improbable de soi : Gérard Lanvin en amoureux  déchu et désespéré, Guillaume Canet en gros pervers visant le côtàcôtisme (faire l’amour à côté d’un autre couple) et Mathieu Amalrich amoureux transi d’une jeune blonde aux courbes forts sympathiques.

Guillaume Canet dans Platane
4.       Le format

Platane comporte deux saisons de douze épisodes chacune. Chaque épisode dure 33 minutes environ ce qui permet de rattraper très vite son retard et de passer des repas, soirées et autres petit déjeuner en compagnie du personnage atypique. Diffusée sur Canal + (valeur sûre), la saison 2 n’a pas pour autant remporté un franc succès selon le Figaro.fr : « Les audiences des trois premiers épisodes ne sont, en tout cas, pas du tout rassurantes. Avec moins de 400.000 téléspectateurs en moyenne, la saison 2 fait deux fois moins bien que les trois premiers épisodes de la saison 1 diffusés l’an dernier ». Bon, 400 000 personnes convaincues c’est déjà ça hein.

Jean Dujardin dans Platane

Au début, il m’a été très difficile d’accrocher à la série que je trouvais très en lien avec le côté humoriste d’Eric. Peu à peu, j’ai accroché à l’intrigue qui se posait et j’ai ri de bon cœur aux actions improbables de son protagoniste, attendant avec impatience de le retrouver à la fin de mes journées. Une série à voir donc, sans scrupules, comme son héros.

Ce qu’ils en disent…

20 minutes

programmetv.fr

The Carrie diaries

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Un préquel

Cette série est l’occasion pour moi de redonner la définition d’un préquel. Un préquel est un élément de fiction qui raconte ce qui est arrivé avant l’histoire que l’on connait. Un exemple récent serait le film Bilbo le Hobbit, Préquel de la trilogie du Seigneur des anneaux. De nombreux préquels existent. Je pense que Smallville racontant l’histoire de Clark Kent dans sa jeunesse, il s’agit également d’un préquel (qui finalement rejoint l’histoire il faut l’admettre). Bref, ici nous avons affaire à un préquel tout à fait intéressant puisqu’il s’agit de celui de la série Sex and the city et plus exactement de la jeunesse de son personnage principal, Carrie Bradshaw.

Le cast : Maggie, Walt, Mouse, Carrie, Sebastian et Larissa

Synopsis

Rappelons-le, Sex and the city parle de Carrie Bradshaw et de ses trois amies New Yorkaises Charlotte, Samantha et Miranda aux tempéraments très différents qui évoquent sans aucune pudeur leurs relations avec les hommes. Très tournée vers la mode (en particulier les chaussures) et écrivant des chroniques dans un magazine renommé de la ville à domicile, Carrie nous raconte ses histoires et celles de ses amies au fil de ses chroniques.

Ici, Carrie n’a encore que 16 ans. Elle vient de perdre sa mère et traverse donc une épreuve difficile entourée de ses amis Maggie, The Mouse et Walt. Elle ne connait pas encore bien sûr ses futures amies. Elle est encore vierge et ne parle pas tant de sexe. Dès le premier épisode, son père lui trouve un emploi en alternance dans un grand cabinet d’avocats et elle tombe sur Larissa, rédactrice en chef d’un magazine de mode qui va adorer le sac qu’elle a piqué dans l’ancien placard de sa défunte mère. Hop, la voilà propulsé vers les soirées new-yorkaises, les séances photos de mode ect… Tiré par les cheveux ? Clairement !

Maggie et Mouse, grandes philosophes de la vie

Carrie doit donc dès le pilote de la série allier sa vie de lycéenne et les problématiques qui vont avec (petit copain, bal du lycée, peste et rumeurs) avec sa vie de future new yorkaise. Elle doit aussi compter avec l’autorité de son père qui galère à gérer sa famille depuis la mort de sa femme et avec la crise d’adolescence de sa petite sœur Dorrit. Heureusement, comme dans toutes les séries un peu cucul, on trouve un beau jeune homme pour la consoler : Sébassstiannn.

From Anna Sophia Robb to Sarah Jessica Parker

Et Finalement…

Finalement, on ne retrouve que très peu la Carrie Bradshaw que l’on connait dans ce préquel. Certes, Carrie appelle un taxi, aime New York et boit des Cosmopolitan. Mais on ne retrouve pas les ingrédients qui ont fait la réussite de Sex and the city. Je prends donc cette série comme un élément tout à fait à part. Sans compter que sérieusement, Anna Sophia Robb qui joue Carrie adolescente est beaucoup plus jolie que Sarah Jessica Parker, la version femme ce qui décrédibilise la série dès le départ. Le personnage de Carrie ici est un peu irritant au bout d’un moment à jouer les saintes nitouches et à prêcher la bonne parole. On a envie qu’elle se lâche un peu plus. Une série à regarder tout de même pour sa légèreté. Après une journée de boulot, ça passe tout seul on ne cherche pas à tergiverser et si on s’amuse un peu à chercher les anachronismes, je pense qu’on peut vraiment s’amuser.

Autre point à relever : les looks des personnages de la série.

Quelques looks de Carrie…

La contrainte ? La période : les costumiers ont du jouer sur l’époque des 70s et trouver des vêtements pas trop has been, il n’y a dont que du vintage ! Bien qu’ayant 16 ans, Carrie possède déjà la garde robe la plus complète qui soit. A base de chaussures à talons, sacs à main vintage et robes à volants, cette dernière est plus que colorée. Ça pique un peu les yeux parfois le mélange hauts à pois, caleçons fluo et veste en jean de couleur le tout accessoirisé à outrance.

Quelques looks de Larissa…

Larissa, sa boss est toute aussi originale dans son look mais son personnage s’y prête mieux, étant dans le milieu de la mode. Motifs ethniques et déguisement de paon, ce personnage qui apporte fraicheur et dynamisme à la série est tout à fait bien habillé. Quant aux amies de Carrie, ayant des rôles secondaires, elles sont habillées de façon assez commune mais on trouve une ou deux pièces sympas de temps en temps. Les coiffures sont, elles aussi, très travaillées il faut l’avouer avec parfois des fausses notes au niveau de la tignasse de Carrie un peu exagérée mais après tout pourquoi pas : elle a 16 ans elle peut faire des erreurs de parcours.

Looks de l’épisode 3

Playlist bonus

A signaler : la musique a été choisie pour être en accord avec la diégèse donc assez ancienne mais tout de même au goût du jour. Voyez plutôt :

  1. Like a virgin >> Madonna
  2. Ceremony >> New order
  3. Take on me >> a-ha
  4. Heaven >> Byan Adams
  5. Cruel summer >> bananarama
  6. Edge of seventeen >> stevie nicks
Carrie et sa soeur Dorrit se disputent une robe de leur mère

Ce qu’ils en disent…

Melty.fr

Gala.fr