Trip to Lyon

Costumes à l'opéra
Opéra de Lyon, derrière les Terreaux

Ce mois de mai au temps absolument inacceptable a au moins ça de bien qu’il comprend des ponts pour nous permettre de couper un peu avec le stage. Et les 5 jours du 8 au 12 mai m’ont notamment permis de rendre une petite visite à Laurence (oui toujours celle de Lifeandswing) et à Samy son copain qui m’ont accueilli dans leur « dortoir » tout à fait coquet avec Toucy, un chat homosexuel addict de l’huile d’olive. Une fois mon installation et les derniers potins racontés, nous nous sommes rendues à l’événement Tous à l’opéra histoire de tester le karaoké lyrique, concept qui m’emballait à mort. Je me voyais déjà en train de lancer tes putains de notes improbables sur les airs d’un piano bien classe. Que nenni, en réalité il s’agissait d’un faux karaoké lyrique avec des chanteurs qui connaissaient parfaitement les paroles et les accords. Pas plus mal peut-être.

Costumes à l'opéra

Au cours de la visite de l’Opéra de Lyon, nous avons pu voir l’arrière scène et quelques éléments de décor en train d’être préparés. Rien de bien enthousiasmant, surtout si l’on prend en compte la chaleur ambiante et les nombreuses marches à monter et descendre. Bref, de quoi nous donner envie d’aller à confluence. Centre commercial nouvellement créé derrière Perrache.

L’architecture design nous a tout à fait enthousiasmées, tout comme les magasins Suiteblanco je ne connaissais pas, Accessorize (la base quoi). Je me suis trouvée des petites boucles d’oreille bien sympa et un vernis rose sorbet à Yves Rocher.

Confluence, habitations design

Pour finir, nous sommes allées dans un restaurant que je ne vous conseillerai pas : Chez M’man. Bien que le serveur soit au petit soin et que j’ai pu avoir frite ET gratin dauphinois en garniture de mon poulet grillet aux fines herbes, je n’ai pas apprécié la nourriture du tout. Pour commencer, la salade savoyarde était bien moyenne avec des lardons plus que gras, le poulet était tout simplement cramé avec de l’huile d’olive en masse à vous écœurer et un fondant au chocolat visiblement acheté en gros. Ok pour 15€ entrée plat dessert on aurait pu s’en douter. Mais les lasagnes et le gâteau au chocolat de Laurence sont tellement meilleurs que la différence nous a fait très mal.

En bref, un weekend tout à fait agréable bien que le beau temps n’était pas au rendez-vous.

Chez M'man

Faust m’a tuée

Paul Lecomte à l'opéra
Paul Lecomte à l'opéra

Vendredi 9 mars 2012 avait lieu la générale de l’opéra Faust agrémentée d’un petit cocktail avec rencontre du metteur en scène et du chef d’orchestre. Tout ceci a été rendu possible par l’association étudiante Premières loges comme à l’habitude. Pour la petite histoire, Faust, le personage principal, a la mauvaise idée de faire un pacte avec le diable. Le voilà rajeuni d’une trentaine d’années et amoureux de Marguerite dont le frère part à la guerre. Il n’a de cesse de faire la cour à la belle qui finit par céder à son désir. Après l’entracte, enceinte, on la retrouve abandonnée par son amant. Folle de chagrin elle va passer par toutes les torpeurs et devoir vaincre le diable en personne…

Un opéra en français est juste inaudible. Heureusement que nous avions un résumé. Les 3h40 s’écoulent tout doucement entre complaintes, chagrin, turpitudes du cœur et grosse déception amoureuse. Seul le moment du ballet passe à toute allure et nous remet dans un espace spatio-temporel convenable. On pourrait objecter le fait que c’est l’apanage de l’opéra que de durer longtemps mais là tout de même c’est trop. En tout cas pour moi ça l’a été. Une lente agonie malgré la qualité des acteurs, les décors grandioses et changés régulièrement et un orchestre prestigieux.

On y a laissé des plumes

danse

 

La semaine dernière était placée sous le signe (ou si j’ose dire le Cygne) de l’art lyrique.

 

Mardi soir, Premières Loges nous enchantait d’une conférence sur l’histoire du piano tenue par Roland Conil et suivie de divers extraits de spectacles du ballet et du chœur de l’Opéra. Bien que je n’ai pu assister qu’au passage du Ballet, j’ai profité un maximum de la performance des artistes (et du buffet juste après bien entendu). Quand l’Opéra vient à nous, on ne peut qu’apprécier !

Samedi soir, on enchainait sur Le lac des cygnes, ballet représenté à l’Opéra Théâtre d’Avignon à partir de 20h30. Bien entendu, je ne suis arrivée qu’à 21h30 histoire de corser un peu le jeu. Néanmoins, une fois trouvé la place 54 rang 4 bien en face de la scène, je n’ai plus eu qu’à apprécier le spectacle qui m’était offert. Un spectacle flamboyant durant lequel les 55 danseurs aux costumes lumineux du ballet de l’Opéra National Tchaïkovski de Perm évoluaient au cœur d’un décor riche et varié durant 2h30. Époustouflant, c’est le mot. Accompagnés du célèbre passage de Tchaïkovski, les cygnes blancs battaient des bras et ployaient devant le sorcier noir avec grâce et souplesse.

L’histoire ?

 

Le jeune prince Siegfried fête sa majorité. Sa mère lui annonce que le jour suivant, au cours d’un grand bal pour son anniversaire, il devra choisir une épouse. Vexé de ne pouvoir choisir celle-ci par amour, il se rend durant la nuit dans la forêt. C’est alors qu’il voit passer une nuée de cygnes. Une fois les cygnes parvenus près d’un lac, il épaule son arbalète, s’apprêtant à tirer, mais il s’arrête aussitôt ; devant lui se tient une belle femme vêtue de plumes de cygne blanches. Enamourés, ils dansent et Siegfried apprend que la jeune femme est en fait Odette. Un terrible sorcier, Von Rothbart, la captura et lui jeta un sort ; le jour, elle serait transformée en cygne et la nuit, elle redeviendrait femme. D’autres jeunes femmes et jeunes filles apparaissent et rejoignent Odette, près du Lac des Cygnes, lac formé par les larmes de ses parents lorsqu’elle fut enlevée par Von Rothbart. Ayant appris son histoire, le prince Siegfried, fou amoureux, est pris d’une grande pitié pour elle. Il lui déclare son amour, ce qui affaiblit le sort. Von Rothbart apparaît. Siegfried menace de le tuer mais Odette intervient ; si Von Rothbart meurt avant que le sort ne soit brisé, il sera irréversible. Le seul moyen de briser le sort est que le prince épouse Odette.

Le lendemain, au bal, à la suite des candidates fiancées, survient le sorcier Rothbart, avec sa fille Odile, vêtue de noir (le cygne noir), qui est le sosie d’Odette. Abusé par la ressemblance, Siegfried danse avec elle, lui déclare son amour et annonce à la cour qu’il compte l’épouser. Au moment où vont être célébrées les noces, la véritable Odette apparaît. Horrifié et conscient de sa méprise, Siegfried court vers le lac des cygnes…

Eugène Onéguine

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Opéra en 3 actes de Piotr Ilitch TCHAIKOVSKI (1879)

Madame Larine et sa vieille gouvernante Filippievna sont assises dans le jardin : les deux filles de Madame Larine, Tatiana et sa jeune sœur Olga chantent à l’intérieur de la maison. Un groupe de paysans chante un joyeux air champêtre. Tatiana lit une histoire d’amour qui l’émeut, mais sa mère lui dit que la vie ne ressemble en rien à tous ces romans. Des visiteurs arrivent : Vladimir Lenski, fiancé d’Olga, un jeune poète, et son nouvel ami Eugène Onéguine, un dandy de Saint-Pétersbourg. Les présentations sont faites. Onéguine est surpris du fait que Lenski ait choisi Olga, l’extravertie, et non sa sœur, plus romantique. Tatiana, de son côté, est immédiatement séduite par Onéguine…

Une remarquable distribution regroupe la jeune Ukrainienne Nataliya Kovalova, dans le rôle de Tatiana, et l’Argentin Armando Noguera qui campe Onéguine.

J’ai pu assister à une représentation en coulisse et visiter l’Opéra puis aller à la générale publique. Vraiment une expérience dont je me souviendrai. Un peu long les trois actes il faut le dire, mais l’Opéra reste ce qu’il est : un monde féérique.