La génération Y par elle-même

Utile.

Durant ce weekend de 5 jours (eh oui je fais le pont), je m’attèle à des lectures un peu plus tournées vers le fameux mémoire. Celle-ci n’est pas trop prise de tête et mérite le détour. J’ai par exemple pu connaître le site Klout qui permet de connaitre son influence sur les réseaux sociaux ainsi que le blog sympa de Yatuu.  J’ai pris quelques notes de faits à retenir pour la mallette à malices. Parce qu’après tout, la génération Y me concerne pleinement si l’on en croit la définition donnée dans l’ouvrage :

« Le concept de génération Y est ainsi apparu en 1993 dans les pages de la revue américaine Advertising Age, un support spécialisé dans le marketing et la publicité ». p24

« Les Y sont nés arpès 1980. Ils ont grandi dans les années 1980 et 1990, et ont succédé à la génération X […] Les Y, eux, sont les jeunes adultes de 18 à 30 ans. Une de leurs particularités ? Avoir grandi avec Internet. Ce qui leur vaut d’ailleurs une autre appellation, celle de Digital natives. Communication paroxystique, mobilité incessante, information instantanée sont dans l’ADN des Y. En bon petits soldats, nous avons, pour la plupart d’entre nous, suivi des études en sachant pertinemment que ça ne mènerait à rien, ou presque. Sans en avoir conscience, nous détenions là la clé du succès. A force de cotoyer la précarité, nous avons appris à la contourner. Qu’il s’agisse du travail ou des autres sphères de la vie plus intimes, nous avons inventé d’autres modes de fonctionnement, puisque le système de nos parents était mort. Le long terme, nous ne connaissons pas. Nous avons appris à vivre sans nous projeter, sans rien attendre. [ …] Si nous confessons un certain individualisme, de notre précarité est née une solidarité d’un genre nouveau, celle des réseaux sociaux, donc la ligne de conduite est la débrouille avec un D majuscule. »p 8-9

La génération Y serait donc la génération du système D. En galère mais qui s’habitue :

« Rappelons ce que nous avons en tête depuis le plus jeune âge : « Dans le contexte économique actuel, le mieux, c’est que tu fasse des études… Mais bon, t’attends pas non plus à trouver un emploi à la fin. » » p 7

 Chaque chapitre s’appuie sur une citation d’un article du monde définissant les jeunes de manières plutôt péjorative. Chaque argument est soigneusement démonté par les deux auteurs. Malgré quelques répétitions, on se retrouve assez souvent dans les constatations sociologiques effectuées dans l’ouvrage et l’on tombe souvent d’accord avec Myriam Levain et Julia Tissier. Les pages se tournent rapidement et on arrive à la fin facilement. Un bon moment de travail !

Voici donc quelques notes prises de-ci delà :

Ch 4 : ils sont indécis en amour

 

Le Prince Charmant n’est plus d’actualité, les couples divorçant une fois sur trois en région et une sur deux à Paris. La problématique n’est plus de changer le petit pois en princesse mais de s’entendre et d’être complices dans de nombreux domaines notamment intellectuel, professionnel, érotique, sexuel… Il n’existe pas de modèle alternatif, les Y en ont marre des familles recomposées et utilisent la vieille méthode. La preuve : les chiffres du mariage n’ont pas diminué. « Le couple c’est un peu comme le CDI, ça ne veut plus dire grand-chose ». On voit apparaître les Mariages Kleenex : aussitôt faits, aussitôt jetés. Dans un couple de Y, chacun est une personne à part entière et ne s’efface pas derrière le carcan du couple ce qui amène à des engagements tardifs. Plus rien ne nous retient de quitter l’autre sur un coup de tête, on ne fait pas de concessions, on accepte difficilement les défauts de l’autre et on a toujours l’impression que l’herbe est plus verte ailleurs. La société de consommation dans laquelle nous vivons ne nous invite pas à nous contenter de ce que nous avons mais à demander toujours plus et tout de suite. Les nouvelles technologies entrent en compte : les mails, textos, appels nous forcent à être en lien constamment avec l’autre et à se demander : « il n’a pas répondu à mon texto. Que fait-il ? ». La fidélité reste une valeur très importante de notre génération. Néanmoins, on reste lucide sur le fait que rester fidèle sur le long terme est très difficile. Il y a accident de parcours et double vie – tromperie à long terme à ne pas confondre.

Ch 5 : ils sont dopés au porno

 

Les Y génération porno ? Non, pas plus que les autres. Simplement, notre accès aux films et autres fichiers pornos est beaucoup plus rapide : il suffit de pianoter sur l’ordinateur et le tour est joué. La génération Y ne prend pas le sexe à la légère, le sida nous a foutu un coup mortel, nous avons grandi avec. Pour nous, les tests VIH sont devenus aussi anodins qu’une consultation pour le rhume. Bien que présent dans de nombreuses publicités, le sexe n’est pas banalisé, la moyenne d’âge d’un premier rapport n’a pas vraiment bougé. La première fois reste encore importante pour les Y.

« La série américaine Sex and the city a d’ailleurs énormément contribué à libérer la parole chez les jeunes femmes de la génération Y. En effet, les quatres amies n’y vont pas avec le dos de la cuillère à cocktail durant leurs soirées quand il s’agit d’évoquer leurs expériences sexuelles. Sodomie, godemichés, stimulation anale du partenaire, pannes sexuelles ou encore micropénis, pratiquement tout y passe. » p72

La pression de l’acte sexuel pèse plus sur les jeunes hommes, longtemps responsables des mauvaises expériences dans le domaine. Le jeune Y se sent responsable du plaisir de sa partenaire.

Useful
Ch1 : Ils sont individualistes

 

Le jeune continue à croire en l’avenir, surtout lorsqu’il s’agit du sien. P 12

Nous sommes individualistes en réaction à la précarité qui nous entoure : nous pensons d’abord à nous en sortir individuellement avant de penser au collectif. Pour cela, un retour sur soi s’impose : sur le divan d’un psy par exemple.

« L’individualisme contraint à redéfinir le nous , il crée d’autres types de liens » F de Singly.

Bien entendu, les nouvelles technologies entrent en jeu : tweet, chat, poke… on a un désir de faire des rencontres amicales ou amoureuses. Vincent glad : journaliste spécialisé dans les nouvelles technologies :

« Sur les réseaux sociaux si l’on montre de soi, c’est avant tout pour communiquer avec les autres »

Ch2 : Ils sont insolents

 

Aujourd’hui nous avons des exigences différentes face au travail. L’aspect personnel est plus proche du professionnel ce qui entraine nos affects et contribue à nous donner des exigences plus importantes. Notre rapport à l’entreprise est différent car le licenciement est plus courant. On voit naitre une culture de l’écrit en entreprise : une preuve : mail, papier signé… on se méfie au travail. On ne coupe plus avec le travail : messagerie pro sur téléphone perso. Le Y tente de comprendre pourquoi il doit effectuer une tâche, il n’hésite pas à demander pourquoi lorsque l’on lui demande d’effectuer une tâche, ce qui le rend plus insolent.

Ch 3 : Ils sont instables au boulot

 

N’ayant pas la possibilité de rester après un stage, nos CV sont des documents hybrides, nous sommes polyvalents et ne travaillons pas toujours dans la branche dans laquelle nous faisions nos études. En tant que stagiaires : on ne fait rien, on fait ce que personne ne veut faire ou on travaille comme des forcenés pour 436,05€. Mais pour déjeuner il n’y a plus personne. Les stagiaires sont interchangeables, ils peuvent se former entre eux voire même se recruter les uns les autres. Les Y n’hésitent pas à poser leur démission sans avoir trouvé un autre job. Ils ne voient pas l’avenir au-delà de deux ans et l’âge des contrats a changé : on obtient un premier CDI à 28 ans. On voit apparaître les Slashers : personnes accumulant plusieurs boulots n’ayant pas toujours un grand rapport les uns avec les autres.

Onomatopées girls

Ch 6 : ils ne croient plus en rien

Le nombre de jeunes militants à diminué, tout domaines confondus. A défaut de faire la révolution, nous avons tendance à nous interroger sur le système dans lequel nous évoluons et sur la société de consommation. On tente de consommer moins ou mieux. Notre militantisme est moins greffé aux programmes politiques de nos dirigeants.

En cas de bonheur

En-cas-de-bonheur

Lorsque ma maitre de stage m’a prêté ce livre, je me suis dit qu’il ne fallait pas que je fasse comme la plupart des livres que je laisse attendre sagement sur une étagère le moment où je vais enfin les ouvrir. J’ai donc pris les devants et commencé à le lire presque aussitôt. Une belle initiative qui me remet le pied à l’étrier de la lecture, loisir que j’avais un peu mis de côté depuis un an ou deux.

La couverture

191 pages. 3 jours. 8 personnages environ. 1 histoire. Celle de Claire et Jean-Jacques, en couple depuis plusieurs années et au bord d’un précipice : celui de l’oubli des débuts, de la routine plus que pesante et de la fin de l’amour, la fin de l’existence pour l’autre et à travers l’autre. Jean-Jacques va très vite tenter de retrouver un semblant d’existence dans l’adultère. De quoi briser le confort qui tue lentement leur relation. En cas de bonheur, on peut finalement ne pas être heureux…

Lecture.

Un livre écrit par David Foenkinos, à l’origine du film La Délicatesse avec Audrey Tautou, un Curriculum Vitae sympathique donc, axé sur les histoires d’amour à l’âge adulte. J’avoue que les questionnements traités au cours de cet ouvrage sont loin de moi : comment gérer l’effritement d’une histoire ? Comment recréer un Genève (premier voyage du couple dans l’histoire) ? Cependant, on a tendance à finir par ressentir la détresse des protagonistes face à la perte de leur amour. Jean-Jacques et Claire sont un peu monsieur et madame tout le monde, dans leur lutte pour conserver intacte une histoire qui ne l’est plus. Un livre qui se lit vite, surtout dans la voiture pour aller au Printemps de Bourges.

Ce qu’ils en disent…

Le blog Mon escapade littéraire

La Bibliothèque Jacques Duquesne

Beignets de tomates vertes

La couverture
Quand j'ai envie de parler de ce livre...

Ecrit par Fanny Flag, ce livre au titre plus qu’original m’a accompagné dans le métro les 3 dernières semaines. 467 pages : de quoi tenir tous les arrêts de la 9 sur de nombreux aller-retour. Un petit résumé ne serait pas de refus ? Allez ! Evelyn Couch a 48 ans. Elle vit très mal cet entre-deux. Ni tout à fait jeune ni complètement âgée, elle ne trouve plus sa place au sein du monde qui l’entoure. Son couple n’a rien de très épanouissant, elle ne sait se débarrasser de ses kilos en trop et angoisse à l’idée d’aller chez le médecin. Evelyn se soucie énormément de ce que l’on peut penser d’elle et finit par se gâcher la vie, jusqu’à avoir des élans de dépression très significatifs. Elle accompagne son mari chaque dimanche à la maison de retraite de Rose Terrace. C’est à cet endroit qu’elle va rencontrer Ninny Threadgood. Cette dame ne demande qu’à parler. Elle lui raconte peu à peu son passé, parsemé de personnages colorés : Idgie et Ruth tiennent le Whistle Stop Café. Elles y sont aidées par Sipsey, fine cuisinière noire. Amours, amitiés, accidents, décès, ruptures, rencontres : Ninny raconte à Evelyn la vie de ses proches et peu à peu lui redonne goût à la sienne.

La couverture

Un roman prenant à partir de la 60ème page. J’avoue que le nombre élevé de personnages m’a un peu déroutée au début. Puis, je me suis attachée à Idgie et à son gros caractère, j’ai aimé découvrir chaque parcelle de sa vie au rythme des pages qui défilaient (de plus en plus vite d’ailleurs). L’histoire est racontée de différents points de vue, ce qui la rend d’autant plus intéressante à suivre : des extraits de la Gazette de Whistle Stop, un narrateur omniscient voguant dans le temps : entre la maison de retraite, whistle Stop et la vie d’Evelyn Couch. Le petit plus : à la fin du livre, l’auteur nous donne les véritables recettes de Sipsey : la fiction rejoint le réel.

Ce qu’ils en disent…

Le blog Emmène moi au cinéma.

Complètement flou

 

Les fiancées du Pacifique

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Auteur : Jojo Meyes   —  Date de publication : 21 mai 2008

Résumé : Le 2 juillet 1946, quelque six cent cinquante-cinq épouses de guerre australiennes embarquèrent pour un voyage exceptionnel : elles allaient rejoindre leurs époux en Angleterre. Ce voyage se fit en porte-avions (Le Victorious), dans des conditions extraordinnaires.

Elles furent accompagnées par plus de mille cent hommes, ainsi que par dix-neuf avions, pour un voyage qui dura environ six semaines. La plus jeune des épouses avait quinze ans. L’une d’entre elles au moins devint veuve avant d’atteindre sa destination.

A bord, on suit les histoires de Avice, Margaret, Jean et Frances. Quatre femmes issues de milieux différents et ayant des désirs et des rêves tout aussi disparates. Au milieu de l’océan, leurs secrets, leurs défaults et leurs qualités seront révélées pages à pages.

Mon avis : Ce livre, inspiré de la véritable histoire des six cent fameuses épouses, nous fait vivre une histoire hors du commun dans laquelle la bienséance et les moeurs affrontent les règles imposées par la mer et les règles à bord du navire. Il est très intéressant d’imaginer à quelle point un véritable système social s’est créé durant une telle traversée. Les personnages dépeints par Jojo Meyes sont très forts et nous poussent à vouloir toujours aller plus loin dans l’avancée du roman (même à des heures pas possible). A lire donc, si vous n’avez pas le mal de mer !

Le cercle littéraire des éplucheurs de patates

Cercle_Litteraire

Au début, c’est la couverture qui m’a attirée : couleur vert, avec une lettre sur le devant et un ruban rose, de quoi cacher quelques secrets. Ensuite, le titre m’a interpellée : « Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates (hum par contre quand les gens te demandent ce que tu lis en ce moment, impossible à ressortir), peu commun tout ça ! Et puis il y a eu le résumé au dos : après-guerre, personnages dont on suit l’évolution : un roman comme je les aime. Et pour finir il y a eu le côté épistolaire ! A chaque fin de lettre on se demande qui va écrire à qui ensuite : Juliet, Sophie, Sidney, Dawsey ? Bref, on prend plaisir à suivre l’évolution de tous ces personnages et on s’attache à tous les personnages (pour ma part Isola reste ma préférée).

Résumé // Janvier 1946. Tandis que Londres se relève douloureusement de la guerre, Juliet, jeune écrivain, cherche un sujet pour son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d’un inconnu, natif de l’île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre un monde insoupçonné, délicieusement excentrique ; celui d’un club de lecture au nom étrange inventé pour tromper l’occupant allemand : le « Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates ». De lettre en lettre, Juliet deécouvre l’histoire d’une petite communauté débordante de charme, d’humour, d’humanité. Et puis vient le jour où, à son tour, elle se rend à Guernesey.

 

Extrait d’article – l’Express le 29 avril 2010

« Depuis un an, Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates, roman épistolaire écrit par deux Américaines, parade dans le palmarès de L’Express. Comment l’île anglo-normande vit-elle cet étonnant succès, en France et dans le monde ? Visite.

« Attention…, prévient Gill Girard, sexagénaire sportive au sourire lumineux, à Guernesey, certains endroits du Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates existent, mais d’autres sont des compositions imaginaires. N’oubliez pas que c’est une fiction ! »

Après les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, où il aurait dépassé le million d’exemplaires vendus depuis sa sortie en 2008, ce best-seller inattendu, roman épistolaire écrit à quatre mains par deux Américaines inconnues, Mary Ann Shaffer et sa nièce Annie Barrows, a tranquillement conquis la France. Tiré à 40 000 exemplaires par les éditions NiL en avril 2009, l’ouvrage s’est déjà écoulé à près de 400 000 et trône depuis 52 semaines exactement, non-stop, dans le palmarès de L’Express ! Last but not least, les producteurs américains Mazur et Kaplan, de la Fox, qui ont adapté Le Diable s’habille en Prada, viennent de prendre une option à la Foire du livre de Londres, même si aucun script n’existe encore. Et puis nombre de cercles ont fleuri un peu partout, notamment sur Facebook, inspirés par celui des excentriques « amateurs de littérature et de tourtes aux épluchures de patates ».

La visite commence par St Peter Port, bien sûr, jolie ville portuaire où la jeune Juliet débarque en bateau un jour de mai 1946. On peut toujours déambuler dans les jardins de Candie, alors que le Royal Hotel, lui, a été dévasté par un incendie il y a une dizaine d’années et remplacé par une banque. Un détour par le faubourg champêtre de Calais Lane, où se déroule une grande partie du roman, s’impose aussi. Sans oublier Fermain Bay, Petit Port, la plage de La Vallette, Vazon Bay, Fort Saumarez, la promenade de La Courbrie, Manor House, etc. Ni l’église minuscule, « entièrement recouverte d’une mosaïque réalisée avec de la vaisselle et des poteries casséesAutant dire qu’en quelques heures, le fan des « patates » se fera une idée du décor, un confetti verdoyant de quatorze kilomètres de long et cinq de large, et de l’atmosphère du livre… tout en le relisant. Une idée de l’éditeur américain Random House qui, l’année dernière, a organisé un jeu concours à l’attention des clubs de lectures pour gagner un voyage à Guernesey : 57 000 participants !

Le seul territoire britannique occupé par les Allemands

« Avant, je devais préciser où se trouvait Guernesey. Depuis le succès du livre, beaucoup de gens s’exclament :  » Mais bien sûr, l’île des patates ! » », se réjouit Gill Girard, qui a commencé son « patates tour » en tant que guide l’été dernier. « La plupart des étrangers ignoraient que nos îles étaient le seul territoire britannique à avoir été occupé par les Allemands, de juin 1940 à mai 1945″.

Richard Heaume est un spécialiste du sujet : il a ouvert un fascinant musée de l’Occupation allemande. Cette collection privée restitue minutieusement la vie quotidienne de l’époque, des uniformes aux armes en passant par le moindre ticket de rationnement, et fait revivre avec force les événements évoqués dans Le Cercle littéraire… Richard Heaume admet que Mary Ann Shaffer, lui a rendu visite en 1976. « Son roman est bien documenté. Elle a trouvé pas mal d’informations au musée. Mais les événements ne se sont pas passés comme elle le dit. Et ses personnages ne ressemblent pas aux habitants de Guernesey, qui n’aiment pas beaucoup ce livre écrit par une Américaine. » Gill Girard renchérit : « Les personnages sonnent faux. Ils portent des noms trop anglais, alors que nous avons bien plus de patronymes d’origine française. On ne se sent pas trop anglais, ici. »

Au fait, quid de la fameuse tourte aux épluchures de patates ? « C’est une invention de l’auteure pour signifier qu’il n’y avait vraiment rien d’autre à manger que des patates », explique Gill Girard, bien en peine de nous en trouver la recette. On devra donc se contenter de cette chiche description fournie par l’écrivain : « Purée de patates pour le fourrage, betterave rouge pour sucrer et épluchures de patates pour le craquant. » Le livre, lui, est autrement plus appétissant ! »