Le prénom

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Un prénom fallacieux, inopportun, impromptu, vieux mais pas si original que ça, un prénom qui provoque un débat, une dispute et même qui pourrie la soirée de cinq amis pourtant très proche. Vous voulez savoir duquel il s’agit hein ? Ce suspense est insoutenable ? Eh bien il ne vous restera plus qu’à vous rendre dans les salles obscures le 25 avril 2012 pour savoir exactement de quoi il retourne.

Et les personnages dans tout ça ? Eh bien Vincent (Patrick Bruel), quadragénaire mais pas gêné de l’être, va être père pour la première fois d’un petit garçon qu’il a conçu avec Anna (Judith El Zein), sa jeune épouse constamment en retard et un peu susceptible sur les bords. Le couple doit manger chez Pierre (Charles Berling) et Elizabeth (Valérie Benguigui), la sœur de Vincent avec un de leurs amis d’enfance, Claude. Tout commence dans la bonne humeur générale, les petites vannes pas bien méchantes. Mais de nombreuses rancunes se cachent derrière cette apparente bonne entente. Des rancunes qui vont se révéler comme une ondée bien glaçante tout au long de la soirée…

Ce film rappelle énormément Carnages de Roman Polanski. Seulement, les personnages se connaissant depuis longtemps, l’intrigue est différente et finalement plus concentrée en rebondissements. Après l’hommage à Robert Guédiguian et au troisième jour des Rencontres Cinématographiques du Sud, il me paraissait un peu difficile de me concentrer dans un film à 20h30. Surtout que celui-ci a enchaîné sans réelle pause. Mais Le prénom a été d’un humour tellement juste que je ne me suis pas ennuyée une minute. Finalement, il reste le film que j’ai préféré sur les quinze que j’ai pu regarder. Une question se pose à travers lui : connait-on vraiment bien ses amis ? Fait-on assez attention à leurs ressentis ? Voilà un thème fort qui ne déçoit pas le spectateur. Celui-ci rit aux éclats (surtout le monsieur derrière nous) et entraîne avec lui toute la salle.

Article vu dans Le regard en plus

Rencontres cinématographiques du Sud

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Cette semaine prenaient places Les rencontres cinématographiques du Sud à Avignon. Un événement auquel la classe de Master 1 Stratégie du développement culturel mention Public de la Culture et Communication a pu assister. Assister ? Ce n’est pas le mot exact. Nous n’avons pas fait qu’assister à cet événement, nous avons également fait part de notre expérience auprès du public à travers le blog Le Regard en plus et une émission de radio dont le podcast se trouve juste ici. 

En bilan, durant cette semaine j’ai pu regarder pas moins de 15 films dont 4 pas en entier malheureusement, j’ai couru à peu près à chaque fois que je devais me rendre au Capitole Centre de peur d’arriver en retard à la séance, je ne suis arrivé en retard qu’à une séance, j’ai vu de mes yeux en chair et en os Jean-Pierre Darroussin, Benoît Salomone et Clovis Cornillac, j’ai appris ce qu’étaient les films de Robert Guédiguian et j’ai pu lui poser une ou deux questions de vive voix, j’ai écris trois articles (pour l’instant) et passé des moments forts avec la promotion dont je fais partie. Le fait de se rendre aux séances gratuitement, de pouvoir poser des questions aux équipes après le film et d’avoir un programme tracé plein de projections et de surprises nous a portés toute la semaine,  sans oublier les 15 minutes d’extrait de Titanic en 3D qui m’ont comblée.

Photo © Sarah Phénieux

Un film préféré ? Eh bien ce sera Le prénom ! Diffusé après l’hommage à Guédiguian, ce film me paraissait de trop, je commençais à saturer de la salle obscure mais vraiment malgré cette saturation naissante, j’ai adoré ce film dont je parlerai dans un prochain article. Une semaine qui donne envie de travailler dans le cinéma pour pouvoir rallonger cette expérience et la faire durer toujours.

Marius et Jeannette

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Marius et Jeanette, c’est avant tout le premier grand succès de Robert Guédiguian. Ses acteurs fétiches collent parfaitement à leurs rôles : Ariane Ascaride, Gérard Meylan, Pascale Robert, Jean-Pierre Darroussin… se donnent la réplique avec l’accent chantant sans aucune fausse note. Et ce n’est pas pour rien que Jean Pierre Darroussin porte le T-shirt « Fier d’être marseillais », il démontre par ce costume toute l’orgueil et la maladresse de son personnage qui nous fera bien rire d’ailleurs. Parce que ce film, touchant et attachant, c’est avant tout une histoire de subtilité et d’humour. Un humour chaleureux qui fait rire la salle comme chantent les cigales en été.

Mais voilà que je n’ai pas dévoilé le synopsis. Jeannette, caissière à plein temps, élève ses deux enfants, Magalie et Maleck, dans un quartier populaire du Sud de la France. Elle déteste Aix en Provence mais adore ses voisins qui le lui rendent bien. Une véritable petite communauté s’est créée dans leur courette où ragots et potins alimentent les conversations autant que les éclats de rire des protagonistes. Jeannette décide un jour de dérober deux pots de peintures à l’ancienne cimenterie dans laquelle travaillais son défunt père. Marius, le vigile de l’établissement en démolition ne l’entend pas de cette oreille et l’éconduit poliment. La verve de la jeune femme le séduit et il revient finalement lui porter lesdits pots de peinture avec en prime la volonté de donner un coup de main pour les travaux futurs.

A noter dans ce film, la musique plus que bien choisie : les scènes de vie quotidienne d’une famille vivant dans un quartier populaire sur un fond de quatre saisons de Vivaldi : L’été lorsqu’ils sont à la place et surtout Le printemps pendant l’immanquable bagarre dans le bar. Marius et Jeannette, c’est une histoire d’amour mais aussi d’amitié et finalement de simplicité. Lorsque l’on voit Magalie offrir une cassette audio (oui oui les K7 de face A et B durant 90 minutes maximum), on se dit qu’elle n’est pas plus malheureuse que nous avec nos Ipod, mp3 et notre besoin de vitesse et d’instantanéité de la possession. De quoi nous remettre les pendules à l’heure face à la société que nous construisons actuellement.

Une réplique phare : « Cet homme-là il a plus assez de musique dans le cœur pour faire danser sa vie ».

Article vu dans Le regard en plus

Lock out

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Lock out reste un film à part dans la programmation des Rencontres Cinématographiques du Sud. Ce blockbuster enchaîne combats et scènes d’action dans un rythme effréné qui transporte le spectateur dans l’espace. Il ne nous épargne rien : la belle blonde qui doit se faire sauver par le héros aux gros bras et à la langue bien pendue, le vaisseau prêt à être détruit en s’écrasant sur Terre et l’implication du Président des Etats-Unis.

Tout commence avec le MS One : prison spatiale expérimentale dans laquelle 500 criminels très dangereux sont maintenus dans un coma artificiel. Chargée de vérifier leur état de santé mentale, Emilie Warnock, qui n’est autre que la fille du Président (oui oui l’implication mentionnée plus haut apparaît ici) arrive à la station. Mais voilà que le prisonnier qu’elle interroge arrive à déjouer la sécurité et à libérer la totalité des prisonniers. De quoi créer une mutinerie plus que déjantée. L’agent Snow (le gros bras c’est lui) va devoir sauver la belle en détresse et personne d’autre, mais elle ne l’entendra pas de cette oreille…

Emilie Warnock tente de soigner un prisonnier

On remarquera que le casting de ce film comprend de nombreux acteurs de série. Notamment, Maggie Grace de Lost qui joue Emilie et Joseph Gilgun de Misfits, l’un des prisonniers. Mardi 13 mars, dans la salle 1 du Capitole Centre, le public en prenait plein la vue et plein les oreilles : les personnages ne retiennent pas leurs coups et la violence reste tout de même un thème récurrent au sein de ce film. Lorsque l’on pense à Avé et A moi seule, on peut voir l’étendue du 7ème art dans toute sa splendeur. Lock out nous livre les clés du film d’action sans longueur (en 1h36) mais n’apporte pas cette petite touche d’originalité qui lui fait défaut.

Article extrait du blog Le regard en plus

Les Adieux à la reine

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Léa Seydoux, Virginie Ledoyen et Diane Kruger : jusque là tout va bien. Le casting de ce film flamboyait autant que les lustres de la galerie des glaces à Versailles. Cependant, tout comme la cour et ses intrigues, ce n’était qu’une simple apparence.

Avec ce film, le personnage de Marie Antoinette (Diane Kruger) est revisité : la reine entretient une relation privilégiée et controversée avec Gabrielle de Pontignac (Virginie Ledoyen), une simple roturière devenue sa favorite. Sidonie Laborde, sous la coupe de la liseuse officielle de la reine, est prête à tout pour la satisfaire durant trois jours marquants de l’histoire française : les 15,16 et 17 juillet 1789. Autant dire que Marie Antoinette file un mauvais coton et devient plus qu’exécrable avec ses proches.

Les drapés des robes et les plumes des coiffes nous donnent une leçon de mode dans un décor somptueux : pas de gros risque pris non plus avec Versailles il faut l’avouer. Après Marie Antoinette de Sofia Coppola, Les adieux à la reine font mal au spectateur : les intrigues de la cour et le début de la révolution ne sont pas utilisés à leur juste valeur dans le scénario ce qui le rend vide de sens. Le protocole et la vie décalée qui régnaient à Versailles sont dépeints avec justesse mais tout en longueur puisque 1h40 m’a semblé durer 2h30 durant ce film.

Une fausse note sur le clavecin de Benoît Jacquot qui rencontrera tout de même peut-être le succès lors de sa sortie la semaine prochaine, même s’il n’était pas au rendez-vous à la séance de ce jour.

Le regard en plus ici