7 raisons de fêter noël

Marché de noël : le zoom

Boules de noël pantone

Chaque année, les rennes Rodolphe, éclaire et leurs acolytes parcourent le ciel pour livrer les cadeaux. France Inter annonçait même aux nouvelles tout à l’heure qu’il y en a un doté d’un radar satellite dans le nez rouge grâce auquel on suit la trajectoire du bonhomme à la barbe blanche et au manteau rouge. Bref, personne n’en a marre de noël, voyons voir pourquoi.

 
Marché de noël d'Avignon

 

1// La période de l’avent. Le calendrier plein de chocolats que l’on dévore chaque jour, le froid qui arrive et qui nous fait remettre les pulls que l’on avait presque oublié de l’an dernier, les illuminations qui garnissent les rues des villes alentours. Les boutiques nous racolent avec leurs vitrines dorées. Bref, on est d’humeur badine, voire acheteuse au fil des stands du marché de noël.  

2// La joie de redevenir des enfants. Avec mes parents, on n’est pas toujours très sages. Toujours est-il que chaque noël, on retrouve en-dessous de la cheminée de quoi déballer au petit déjeuner. Un moment convivial et chaleureux. Et chaque année, on a beau essayer de le choper, le père noël est plus malin que nous, impossible de le prendre sur le fait à déposer les cadeaux tant souhaités.

Illumination à Avignon

3// Les anecdotes sur les cadeaux ratés. Eh oui, on a tous eu ce noël où un cadeau en particulier ne nous a pas plu. Electroménager pour les uns, bijoux kitshs pour les autres, on finit toujours par sourire en y repensant. De mon côté, un noël j’ai eu trois pyjamas. J’ai bien dormi cette année-là.

4// Les cadeaux que l’on attend toute l’année. Par exemple, chaque année je reçois un parfum, un lait pour le corps ou un gel douche voire même l’ensemble que j’utilise jusqu’au 25 décembre d’après.

Marché de noël : le zoom

5// Le repas tout sauf frugal qui nous attend après. La crise de foie (gras) nous guette ? Et alors ? Il n’est pas question de faire une croix sur le repas de noël qui peut durer 4 à 5 heures en moyenne. Chez nous, le menu comporte systématiquement des escargots, du foie gras, une viande, du gratin de cardons et la bûche glacée sinon rien. Autant dire que lorsqu’on en arrive à la bûche, je n’ai plus faim. Le moment de la mandarine venu, il me reste toujours une place, histoire de rincer l’estomac.

La mandarine, notre partenaire minceur

6// Les vacances. Noël tombe toujours plus ou moins pendant les vacances, de quoi se reposer après un semestre tendu ou un travail acharné.

7// On peut porter des paillettes sans avoir peur d’en faire trop. Allez, votre tante Chantal en abuse un peu mais au fond vous adorez les sequins à foison et les brillants plein les yeux, autant ne pas s’en priver.

Chaque année, les rennes Rodolphe, éclaire et leurs acolytes parcourent le ciel pour livrer les cadeaux. France Inter annonçait même aux nouvelles tout à l’heure qu’il y en a un doté d’un radar satellite dans le nez rouge grâce auquel on suit la trajectoire du bonhomme à la barbe blanche et au manteau rouge. Bref, personne n’en a marre de noël, voyons voir pourquoi. 

Les revenants part #1

Image tirée du générique des revenants
Image tirée du générique des revenants

Les mois de novembre et de décembre ont été placés sous le signe d’étranges personnages. Les revenants. Je n’ai pas échappé au phénomène, loin de là. Entre un exposé sur les médias parlant des revenants, une chronique dans une émission de radio et les épisodes chaque semaine, j’ai mangé du revenant à toutes les sauces. Du coup, je me dis, autant en faire un article sur la mallette à malices histoire de faire partager ma pseudo expertise de la série en deux épisodes : deux articles parce qu’un seul ça aurait fait trop long.

On commence avec le petit point wikipédia habituel, histoire de répondre aux questions fondamentales : Quoi ? Qui ? Où ? Quand ? Combien d’épisodes ? Combien de saisons ?

Les Revenants est une série française de 8 épisodes de 52 minutes, créée par Fabrice Gobert et diffusée sur Canal+ à partir du 26 novembre 2012. C’est une adaptation du film homonyme de Robine Campillo sorti en 2004.

Simon revient hanter Adèle...

Un épisode équivaut donc à un personnage. On commence avec Camille, jeune adolescente désorientée qui revient chez ses parents tard le soir sans vraiment savoir d’où elle vient ni pourquoi elle rentre si tard. Seulement voilà, 4 ans plus tôt, Camille est morte dans un accident de bus en sortie scolaire. Et Camille n’est pas la seule à revenir : la petite ville de montagne où se déroule l’intrigue de la série voit surgir de nulle part des personnes mortes depuis des années. Les questions que l’on se pose : Qui sont ces revenants ? Pourquoi reviennent-ils ? Comment vont-ils être accueillis par leurs proches ? Ont-ils des capacités surnaturelles ?

The lake pub, seul bar de la ville

Chaque revenant a sa propre histoire : mort le jour de son mariage, Simon Delaitre vient hanter Adèle Vertère, sa fiancé. La femme de M.Costa revient après des années de deuil. Julie voit surgir de derrière son arrêt de bus le petit Viktor, décédé lui aussi il y a longtemps. En parallèle, un meurtre violent est commis… De quoi occuper les autorités de la petite ville…

Thème central : La foi. Croire par exemple que dans une boîte entomologique où des papillons sont conservés sous verre, l’un d’eux puisse se mettre subitement à battre des ailes, brise la glace et s’envole. C’est l’une des premières séquences du premier épisode. Elle fixe poétiquement la nature du lien unissant le spectateur à la série. Un pacte de sidération.

La mort : que l’on a pu voir également dans Six Feet Under. Ici les rôles sont inversés : les vivants ont cessé de vivre à cause de leur deuil alors que les revenants sont assoiffés de vivre. Ils ont peu à voir avec les créatures immédiatement dangereuses de The Walking Dead.  

© Gregory Crewdson

La première singularité des Revenants tient à son ambition artistique. Adepte d’une stylisation extrême, Gobert s’est inspiré des photos de l’Américain Gregory Crewdson pour donner une atmosphère inquiétante à des lieux banals, lotissements, médiathèque, centreville désert, lisière de forêt, et faire entrer le fantastique dans les gestes et les territoires du quotidien.

À travers les familles chamboulées qui sont au centre du récit, le premier genre travaillé par Les Revenants est celui, bien français, de l’intime. En revanche, l’imaginaire de la série est hanté par la culture anglosaxonne. Fabrice Gobert a tourné à Annecy et dans les environs, mais sa France est nappée d’Amérique. Ainsi le bar de nuit fréquenté par les jeunes du coin, ou le diner et son serveur en chemise de cow-boy comme chez David Lynch. En plus de Twin Peaks, on retrouve des bribes de Six Feet Under, Lost, et même Rencontres du 3e type. Des corps troublés évoquant David Cronenberg apparaissent, et la musique atmosphérique signée Mogwai fait écho à celle composée par John Carpenter lui-même pour son film The Fog (au registre des influences, la seule entorse à la règle du tout-américain étant le film de vampires suédois Morse).

Analyse du générique par Pierre Langlais sur Télérama.fr

L’effrayant Viktor

 

Recto Verso recrute

Dans le Tumblr...

Souvenez-vous, l’an dernier Eugénie sortait son premier journal, Recto Verso. Vous pouvez trouver le numéro 1 ici. J »avais même la chance d’être publiée, avec un article sur mon expérience de caissière à Géant Casino. Cette année, chacun a l’opportunité de faire partie du deuxième numéro en apportant une petite production de son cru. Eh oui, Recto Verso recrute comme l’a annoncé ce matin Radio Campus Avignon :

L’année dernière, un petit journal avait créé le buzz au sein de l’Université d’Avignon. Son nom ? Recto Verso. Sa créatrice ? Eugénie Thévin. Son contenu ? Un peu de tout, du moment que les étudiants pouvaient s’exprimer (on pouvait lire par exemple l’article d’une caissière un peu blasée et admirer les dessins d’un certain Nicolas Roland).

Cette année, le petit journal est en train de chercher son contenu. Et il serait dommage de ne pas remplir le recto et le verso pour le coup. C’est pourquoi, il vous est possible de participer à ce projet et d’envoyer vos pensées, vos idées, vos dessins, poèmes et autres coup de gueule à l’adresse ci-dessous. Alors, encrez-vous !

©Marion Molle

Le concept de s’encrer me plait beaucoup : le côté proche de la mer, des bateaux et des vacances et le côté on se greffe au projet et on y apporte une contribution. Bref, je pense bien apporter une petite participation moi-même, je cherche encore le sujet par contre.

Et vous ? Encrez vous ! [ journal.rectoverso@gmail.com]

 

L’art de séduire ne m’a pas séduite.

Julie Gayet et Mathieu Démy

Sur mon ordinateur, quelques dizaines de films attendent patiemment que je me donne la peine de les regarder. Le fait de posséder ces films dans un dossier et ainsi de saturer la mémoire de mon ordinateur a quelque chose de rassurant : je sais que quoiqu’il arrive, même sans Internet, je peux tenir des heures sans être inoccupée. Cette semaine, j’ai entamé le stock avec le film l’art de séduire. A la base je me suis dis qu’il serait tout à fait en lien avec mes besoins : léger, court, avec un casting convenable. Mais en fait il m’a bien déçue.

L'affiche du film

Revenons rapidement sur le synopsis du film afin de mieux comprendre cette déception. Jean-François (Mathieu Zémy) est psychothérapeute. Il est aussi un peu pathétique : amoureux de l’une de ses patientes, Hélène (Julie Gayet), il n’ose pas l’aborder et devient des plus lourds et des plus maladroits à son contact. Il va aller jusqu’à demander conseil à un autre de ses patients, Julien (Lionel Abelanski) pour apprendre à séduire les femmes…

Julie Gayet et Mathieu Démy

                Une ambiance un peu décalée règne dans ce film, traduite par le décor de l’appartement d’Hélène, très particulier et un peu chargé d’ailleurs. Le personnage principal se prend également de passion pour les photos de poissons. Oui oui vous pouvez relire plusieurs fois cette phrase, il s’agit bien de photos de poissons. Sympathique, ce côté coloré du film ne suffit pas pour autant à lui donner une réelle substance. L’histoire se finit, en queue de poisson, jeu de mot qui tombe à pic ! Un moment léger mais qui finalement nous laisse sur notre faim : « Quoi ? ça finit comme ça ? » et nous pousse à nous demander si vraiment l’existence d’un tel scénario vaut la peine de faire un film.

Ce qu’ils en disent…

Télérama

Les inrocks

Populaire

Rose derrière "La populaire"

Par ce froid intenable, il devient vital de savoir se mettre au chaud. Quoi de mieux qu’une petite salle de cinéma pour remonter un peu notre température corporelle ? Vient le moment du choix du film et hier, c’est Populaire qui a éveillé mes sens déjà bien en alerte à cause du mistral. La présence de Romain Duris et de ses mimiques improbables n’est pas pour rien dans ce choix. Les costumes des années 50 non plus d’ailleurs. Et pour le coup, j’ai été servie : des cols Claudine, des robes, des chaussures à talons à la pelle se sont enchaînés durant 1h51 devant moi.

M.Echard et Rose Pamphyle

L’intrigue ? Un peu décevante par contre. Rose Pamphyle (jouée par Déborah François) est maladroite mais pleine d’ambition. Ce qu’elle veut ? Devenir une femme moderne et être considérée comme l’égale des hommes. Son moyen pour y arriver ? Taper à la machine. Elle ne sait faire que ça « à toute berzingue » comme le reconnait rapidement M.Echard (Romain Duris le voilà). Frustré de ne pas avoir été athlète N°1 dans son enfance, il va tout faire pour la mener aux championnats de région, de France de vitesse dactylographique (on se croirait un peu dans Glee avec les concours de chorale d’ailleurs). L’entrainement n’est pas de tout repos : jogging, piano, lecture de romans tels que Madame Bovary et retranscription intégrale des textes sur la fameuse machine à écrire.

Le vernis pour lier chaque doigt à certaines touches

Je me suis posée trois questions pendant tout le film :

Première question : qui est cette actrice qui incarne le rôle de Marie, une amie de M.Echard ? En fait il s’agit de la jolie Bérénice Béjo.

Deuxième question : ce genre de concours de vitesse dactylo ont-ils existé ? Mon ami Wikipedia s’est fendu d’une réponse très précise :

« Des concours de vitesse ont été organisés au début du XXe siècle, dans une optique à la fois publicitaire et de légitimation de l’organisation scientifique du travail. À l’heure actuelle, les championnats du monde en dactylographie sont organisés tous les deux ans par la Fédération internationale pour le traitement de l’information et de la communication (en abrégé Intersteno) lors de ses congrès bisannuels. »

Troisième question : Combien de mots à la minutes je peux taper ? Avec un simple test (juste ici), je suis arrivée au score de 60 mots à la minute. Hum… je ne sais pas si c’est très brillant.

Rose derrière "La populaire"

Tout ça pour dire que Populaire était agréable à regarder, avec un riche travail de reconstitution des années 50 sur les décors, les accessoires et les costumes. Le jeu des acteurs est agréable, un brin kitsch mais comme il faut et surtout l’esthétisme des plans et la réflexion sur les couleurs et les lumières est appréciable. Toutefois, 1h51 sur des concours dactylo, ça fait un peu long. A voir, mais sans trop d’attentes scénaristiques.A retenir, la chanson Les secrétaires tcha tcha tcha de Jack Hary, entrainante et amusante.

Ce qu’ils en disent…

Les inrocks                          Première                                           Le monde