Divergente

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Divergente

Weekend pluvieux à Paris : pas de vide grenier et plus de ciné ! C’est avec l’amie Anne-Lise que je suis allée voir Divergente, dans cette fameuse salle 14 du Pathé Gaumont Marignan (dont je vous parlerai bientôt). Tous les films que j’y ai vus m’ont plu. Et ce film n’y a pas fait exception.

Le film commence avec un petit tuto coiffure. Son héroïne, Béatrice (ouais un peu plan plan le prénom mais attendez…), se fait coiffer par sa mère pour son grand jour : comme à Poudlard, elle va savoir de quelle « Faction » elle fait partie. Ici Gryffondor et Serpentard n’existent pas. La société est régie par :

–          Les érudits, super intelligents mais pas forcément sympas
–          Les sincères, qui sont juste et font la justice (un peu flou d’ailleurs leur rôle quand j’y pense)
–          Les fraternels, en mode fiesta dans les champs (la fête des vendanges ça leur connait)
–          Les altruistes, qui aident leur prochain (et qui peuvent pas se mater dans la glace)
–         Les audacieux, qui maintiennent l’ordre et qui peuvent pas prendre le métro comme tout le monde.

Les 4 factions version graphique

Béatrice a commencé sa vie en tant qu’altruiste car ses deux parents le sont. Entre deux dons, ils mangent un repas peu copieux et se disent qu’ils s’aiment. Bon ça va bien tout ça, elle aimerait mieux jouer à saute mouton sur les toits de la ville avec les audacieux. Du coup, pour son test, elle se coiffe bien et elle donne tout. Résultat ? Elle est divergente. Aucune faction ne lui correspond et toutes à la fois. Un statut peu répandu dans cette société, voire vu comme dangereux. Heureusement, elle est en droit de choisir la faction à laquelle elle veut appartenir. Of course, elle va direct chez les audacieux. Sur le coup, la voyant grimper à une colonne, courir après un métro et sauter du haut d’un immeuble, on se dit « ah ouais ok, peu pour moi merci ».

Le fameux train

Sauf que là se présente 4, euh Four, enfin bref un mec au nom de chiffre musclé et tout à fait affable qui pourrait bien mettre le feu à Béatrice (devenue Tris il fallait pas déconner non plus), et là on a un tout petit peu plus envie de faire partie des audacieux, l’audace en moins. L’entrainement commence sous fond de véritable tournoi de gros bras. Ceux qui échouent vont chez les sans-factions (ah oui j’en ai pas parlé, une fois choisie la faction ne peut être changée, mais elle peut être rétrogradée, et là, tu deviens un rebuts de la société). Tris galère vraiment mais se lève plus tôt pour aller se faire saigner les phalanges sur le punchingball. Pendant ce temps-là… Jeanine (ouais décidément sur les prénoms ils ont pas été bons) des Érudits monte un plan machiavélique pour destituer les altruistes du pouvoir…

Je vous en dis pas plus histoire de vous laisser un peu de découvertes. Soyons clairs, ce film a un certain côté Twilight/Hunger Games et ce n’est pas de rien, il a les mêmes producteurs. Du coup, sur certaines scènes on est obligés de se dire « Mais non les gars là ». Une fois la midinette de 14 ans qui sommeille en vous réveillée, ça passe beaucoup mieux ! Divergente est un film immersif qui nous laisse nous évader 2h19 dans un monde où l’on peut tendre une tyrolienne de malade mental de part et d’autre de la ville.

Les effets spéciaux sont au top même si j’aurais aimé en voir plus sur les scènes de fight. La musique accompagne parfaitement les scènes de mouvement, notamment celles avec le train qui traverse la ville (oui celui dont les audacieux sautent genre normal). Ellie Goulding et Woodkid se succèdent et nous font taper du pied sous les sièges rouges.

Tracklist de la B.O. de « Divergente »

1. « Find You » – Zedd (feat. Matthew Koma & Miriam Bryant)
2. « Beating Heart » – Ellie Goulding
3. « Fight for You » – Pia Mia (feat. Chance The Rapper)
4. « Hanging On » (I See MONSTAS Remix) – Ellie Goulding
5. « I Won’t Let You Go » – Snow Patrol
6. « Run Boy Run » – Woodkid
7. « Backwards » – Tame Impala & Kendrick Lamar
8. « I Need You » – M83
9. « In Distress » – A$AP Rocky (feat. Gesaffelstein)
10. « Lost and Found » (ODESZA Remix) – Pretty Lights
11. « STRANGER » – Skrillex (feat. KillaGraham from Milo & Otis & Sam Dew)
12. « Dream Machine » – Big Deal
13. « Dead In The Water » – Ellie Goulding

Édition deluxe :
14. « I Love You » – Woodkid
15. « Waiting Game » – BANKS
16. « My Blood » – Ellie Goulding


Béatrice, dont l’épaisseur des cheveux m’a impressionnée il faut le dire, est parfaitement interprétée par Shailene Woodley, entre courage et force de volonté. On a envie qu’elle réussisse, on est un peu en mode « Vas-y donne tout » et on l’aime bien même si elle a droit à fricoter avec Tobias (Four) et qu’on l’envie un peu pour ça. Autre atout du film : on y voit Kate Winslet en super méchante, chose rare. J’adore cette actrice et ses choix de films sont toujours au top donc Divergente ne pouvait pas faire l’exception. J’ai lu qu’elle était enceinte sur le tournage, ce qui franchement ne se voit pas et augmente encore son mérite.

Kate Winslet en méchante

Enfin, le thème de la peur est amplement traité dans Divergente. Pour diriger, le pouvoir en place se sert des peurs de la population. Les scènes durant lesquels on voit les personnages lutter contre ces peurs sont très réussis et nous poussent à nous demander comment on réagirait… et finalement, quelle est notre faction ? Je pense que je serai une sincère, la faction la plus floue, mais je choisirais sûrement d’aller avec les fraternels, histoire de leur dire leurs 4 vérités !

Il parle de son tatouage soyons clairs

En tout cas, vivement le prochain épisode, parce que oui, le film est tiré de la saga écrite par Veronica Roth, présente tout le long du tournage. Je vais voir si je peux pas me procurer le livre, même en anglais, histoire de savoir direct la suite… à voir !

Ce qu’ils en disent…

Le Nouvel Obs’
Le blog d’un odieux connard
Melty.fr

Une promesse

L'affiche, pleine de promesses pour le coup !

Avec Une promesse, Patrice Leconte renoue avec le film en costumes. Mais rien à voir avec Ridicule, ici, on a plutôt droit à une histoire d’amour à la Jane Austen, le cottage en moins. Voyons ça de plus prêt…

L'affiche, pleine de promesses pour le coup !

Une promesse débute sur le jeune premier Richard Madden, le Stark qui se fait tuer dans l’épisode 9 de la saison 3 de Game of Thrones pour les passionnés de séries. Perso je ne l’ai pas reconnu, ses éperons et son épée en moins. Par contre j’ai bien vu la dentelle des robes de Frau Hoffmeister, pleines de dentelles, qui m’ont inspiré un petit montage…

Je disais donc, on débute le film sur le personnage de Friederich Zeitz (oui l’histoire se passe en Allemagne). Ce dernier vient aider Karl Hoffmeister pour diriger son usine de métal. On n’en sait pas bien plus sur ce business qui finalement ne nous intéresse pas trop donc ce n’est pas plus mal. Karl est au plus mal, d’attaques en palpitations, il finit par laisser Friederich diriger toute son exploitation. Ils sont donc amenés à se voir dans l’habitation de Karl où résident son fils Otto et sa femme Charlotte.

Karl et Friederich

C’est ainsi que Friederich rencontre Charlotte. Coup de foudre littéral sous les yeux des spectateurs. Petit à petit, le triangle amoureux Karl-Charlotte-Friederich se met en place. Karl va-t-il finir par être jaloux ? Friederich et Charlotte vont-il pouvoir vivre leur amour au grand jour ? Autant de questions que l’on se pose… sur fond de première guerre mondiale (quasi inexistante) !

Friederich et Charlotte

En allant voir ce film, je cherchais à me replonger dans l’ambiance Orgueil et préjugés et Raison et sentiments. Amours interdits ou déçus qui finissent bien, Alan Rickman à la clé, j’y croyais. L’objectif était de revivre l’intensité des histoires du début du XXème siècle. A ce moment-là, juste un effluve de parfum pouvait retourner complètement le cerveau d’un homme. Aujourd’hui, on en montre beaucoup trop, trop vite. Bon après, le côté séduction et chassé croisé qui dure toute une vie ça va bien aussi quoi. Bref, j’ai été déçue car dans Une promesse, l’amour de Friederich et Charlotte ne m’a pas du tout transportée.

Friederich

Je dirais même qu’il m’a un peu blasée par ses longueurs genre « Bon ok on a compris, ils sont trois, c’est chaud quoi ». Du coup j’aurais pas non plus milité comme une tarée pour qu’ils se mettent ensemble soyons honnêtes. Patrice Leconte me déçoit une fois de plus puisque Le magasin des suicides qu’il avait adapté de Jean Teulé m’avait complètement déçue, moi qui avais tant aimé le livre. Peut-être qu’en fin de compte les adaptations ne sont pas faites pour lui ? Désolée Patrice hein, sans rancune ! En bonus, je vous livre une petite photo de moi en train d’écrire cet article dans une ambiance tout à fait cosy…

Ce qu’ils en disent…

Le Figaro.fr

Telerama

The grand Budapest hôtel

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Le début...

Session ciné du dimanche bonsoir ! Aussitôt revenue de ma séance, aussitôt derrière un nouvel écran (plus petit cette fois) pour écrire un billet enthousiaste. Avant toute chose, sachez que si vous comptez mater The Grand Budapest Hôtel, prenez vous-y bien en avance pour ne pas avoir la déconvenue, comme moi, de ne pas entrer dans la salle obscure de votre choix, après une file d’attente conséquente.

Mr Gustave

Mais ce n’est pas de rien si The Grand Budapest Hotel a tant de succès. Ce film aux allures déjantées nous amène dans un monde à part : celui de Gustave H. On entre dans l’histoire grâce au récit de Mr Mustafa, conté à un écrivain joué par Jude Law. Compliqué tout ça ? Pas faux. Mais une fois que l’on s’est bien accroché à notre siège et que l’on a compris que l’on allait passer 1h40 devant un montage très rapide (les pas des personnages sont accélérés pour un effet vraiment absurde et drôle), on entre dans le Grand Budapest Hotel tranquillou. A noter que l’établissement existe réellement, ce n’est pas un décor. Situé à la frontière de l’Allemagne et de la République Tchèque, il offre 10 000m² à l’équipe de Wes Anderson.

Extérieur/intérieur du Grand Budapest Hotel

Mais passons plutôt au synopsis : Gustave H est un concierge d’hôtel tout à fait courtois qui, de temps à autre il faut le mentionner, se tape une riche blonde esseulée et lui soutire quelques sous. Mais voilà que sa plus fervente admiratrice, loin d’être désargentée, décède. Ni une ni deux, le gentleman court lui faire ses adieux. Voilà qu’à la lecture du testament, on sent que se trame un complot. Gustave est accusé du meurtre de la défunte et se voit arrêté au pied levé. Heureusement, Zéro, notre narrateur, l’aide à s’en sortir et le suit dans ses péripéties. Un petit dessin des deux personnages ici.

Zéro et Gustave !

Je ne vous en dirai pas plus, au risque de vous spoiler quelques détails de cette intrigue bien menée à laquelle je me suis accrochée comme jamais. Loufoques, tout à fait inconscients et téméraires, les deux personnages principaux nous enchantent par leurs dialogues et leur complicité touchante. Un panel un peu incroyable d’acteurs se succèdent à l’écran : Ralph Fiennes (horripilant et qui remplace Johnny Depp pressenti pour le rôle lors de la mise en place du projet), Tilda Swinton, Adam Brody, Mathieu Amalric, Léa Seydoux, Jude Law, Owen Wilson, Bill Murray et peut-être d’autres que je n’ai pas remarqué. On notera la scène du téléphérique comme la plus what the fuck et la plus plaisante du film. Bizarrement, j’avais envie de prendre le fou rire de ma vie mais je n’ai pas trouvé que les autres spectateurs étaient réceptifs.

Le fameux Air de panache.

Autre fait à retenir, les gâteaux Mendl’s, qui ont une part très importante dans l’intrique et que l’on peut voir cuisinés sur cette vidéo. Gourmands, ils donnent bien envie de s’attabler il faut l’avouer. J’ai donc adoré ce film, que je conseille fortement et qui m’a fait faire une petite recherche sur Wes Anderson. Je me suis alors rendue compte que j’avais vu aussi Fantastic Mr Fox par ce réalisateur et je me suis empressée de me procurer Moonrise Kingdom histoire de boucler la boucle !

Mendl's famous cake

Ce qu’ils en disent…

A cup of Jo
Moustache magazine

Dallas buyers club

Ron, sa marchandise dans le coffre.

Pour bien finir le weekend, rien de tel qu’un bon cinéma ! Et dimanche, le film qui a attiré mon intérêt (devant la Belle et la bête version Seydoux/Cassel et la suite des trois frères) n’est autre que le Dallas Buyers Club. Choix impulsif ? Pas trop, sachant que je le zieutais depuis bien une semaine. Mais voilà, j’ai remarqué qu’à Paris, certains films ne font que passer dans les salles de ciné. C’est ainsi qu’après avoir manqué The spectacular now et Elle s’en va, je priorise attentivement mes sorties en salle obscure.

L'affiche du film

Avec le Dallas Buyers Club, je ne me suis pas trompée. On y découvre Ron, électricien qui brûle la vie par les deux bouts. Cigarettes, drogues, sexe, petites escroqueries et grosses cavalcades forment son quotidien. Il dit même en début de film : « il faut bien mourir de quelque chose ». Lorsqu’il prend une forte décharge d’électricité en tentant de sauver la vie d’un ouvrier à son travail, il est hospitalisé et on lui révèle qu’il est atteint du VIH. Il n’en a plus que pour 30 jours. S’en suit une succession d’écrans Jour 1, Jour 7… blancs sur fond noir qui mettent bien la pression. Ron passe de pacha à paria auprès de ses amis : en 1986, avoir le SIDA signifie être homosexuel et ça, ces lourdauds ne le tolèrent pas. Ron utilise ses dernières ressources pour se soigner, testant toutes les méthodes possibles. Il finit par trouver de quoi se soulager au Mexique, avec des médicaments non autorisés au Texas. Ni une ni deux, il comprend qu’il y a la de quoi faire commerce…

Rayon ou un Jared Leto méconnaissable...

Au cours de ses péripéties, il rencontre Rayon, travesti qui souffre également du SIDA. Plus que réticent à son égard, il finit par s’associer à lui pour monter son affaire : le Dallas buyers club. Mais voilà, la FDA, qui contrôle la circulation de médicaments sur le territoire, s’en prend rapidement à Ron et lui retire peu à peu sa marchandise. Il lutte donc pour sa survie mais aussi celle de ses proches et de son gagne-pain avec une volonté incroyable !


Bien que le sujet de ce film soit dur, on n’est pas du tout déprimé mais plutôt touché par son protagoniste et sa relation avec Rayon. Le mec, plutôt que de passer ses 30 derniers jours à profiter plus, il fait très attention à lui : mange sainement et arrête les drogues pour apaiser son système immunitaire à la dérive. A la Erin Brockovich, Ron nous épate par sa capacité à continuer à lutter quoiqu’il arrive. On hallucine en voyant à quel point la maladie du SIDA est tout à fait méconnue et attise les préjugés dégueulasses à cette époque. Forcément, il faut souligner les prestations de Jared Leto et de Matthew McConaughey qui sont tous deux nommés aux Oscars. Par contre honnêtement, Jennifer Garner (qui aurait pu être Hilary Swank si son emploi du temps l’avait permis) ne sert à rien. Son personnage de médecin indécise quant aux traitements du SIDA m’a blasée. Rien de bien méchant tout de même, en tout cas rien qui ne m’empêchera de vous conseiller d’aller voir ce film… avant qu’il disparaisse des salles à son tour !

Ron, sa marchandise dans le coffre.

Ce qu’ils en disent…

La revue 24 images

Un grand moment

No pain no gain

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Et surtout no regrets d’avoir vu ce film hier soir ! Eh oui le mardi c’est Orange Ciné Day : une place achetée, une place offerte histoire de passer un bon moment pas cher à deux. Et un bon moment, c’est ce que nous a offert contre toute attente No pain no gain.


On se met direct dans l’ambiance avec en ouverture une course poursuite bien trempée, rythmée de ralentis et de cascades impressionnantes : Mark Wahlberg nous rencarde direct avec une bonne réplique introductive :

 « I’m Daniel Lugo… and I believe in Fitness ».

 Coach dans une salle de sport nommée le Sun gym, Daniel s’entend bien avec ses clients et a réussi à faire tripler le nombre de clients qui viennent en masse augmenter leur carrure. Cette carrière pourrait être qualifiée de réussie, mais pour lui ce n’est pas suffisant. Il veut devenir « a doer », autrement dit un homme d’action et Victor Kershaw, un de ses clients fortuné, va l’y aider.

 Il va kidnapper le bougre, le faire signer un acte de passation de biens et hop emballé c’est pesé. Mais ce n’est pas compté sans la débilité de ses deux acolytes Paul et Adrian, qui ne vont cesser de montrer la limite de leur intelligence au cours de leurs diverses missions.

 Kidnapping puis meurtres ratés ou mal camouflés, les bourdes s’enchaînent à un rythme qui ne nous permet pas de nous ennuyer une seule seconde (même le ventre creux). Les petites interventions en narrateurs internes des différents personnages sont tout à fait appréciables et nous aident toujours plus à entrer dans l’intrigue. Le jeu des acteurs et en particulier celui de Mark Wahlberg sont à noter, ainsi que la scène où Paul fait griller des mains au barbecue tout à fait nonchalamment en faisant signe à la voisine.

 Autre moment marquant : la fin. Lorsque l’on voit les visages des individus qui ont inspiré Michael Bay pour ce tournage, parce que oui, c’est une histoire vraie ! Du coup là on a moins envie de rire des trois culturistes que l’on a tant apprécié les deux heures précédentes mais l’on se rend compte que leur soif de rêve américain les a véritablement conduits à la folie. Où s’arrête le vrai du faux ? Une question qui reste en tête même lorsque l’on va se coucher quelques heures plus tard, tout comme la chanson du générique : Gangsta’s Paradise d’ailleurs !

 Ce qu’ils en disent…

Vanity Fair

Le plus du nouvel observateur

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