Soldes d’hiver, soldes d’hier

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Robe, Promod, 30€ au lieu de 30,99€

Hier, à partir de 15h30, j’étais lancée. Pas de quartier, les habits volaient dans tous les coins des magasins, rien ne pouvait m’arrêter. Rien ? Pas tout à fait ! Deux paires de chaussures, deux robes, deux paires de chaussettes (oui oui hier j’ai acheté en double) et un pyjama (en couverture) plus tard, je n’en pouvais plus.

Bottes, Promod, 20€ au lieu de 35€

Mal aux cuisses, mains atrophiées par les sacs, et porte monnaie dont la fermeture éclair obstinément refusait de s’ouvrir (trop utilisée ?). On passera sur le fait que j’ai coincé mon collant Phildar à André et que les vendeuses s’y sont mis à trois pour me le découper et m’extirper de leur instrument de torture euh.. de leur chaussure. Bref, j’ai fais les soldes.

Bottes/ bottines deux en une, André, 62€ au lieu de 135€

Ballerines à tout prix

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Pour la petite histoire…

Sa naissance, comme chaussure de ville, se situe en 1956. On s’arrache la Cendrillon de Repetto, arborée par Bardot dans Et Dieu créa la femme. Les snobs, elles, préfèrent la Ferragamo d’Audrey Hepburn, avec son talon pastille. Avec un corsaire, une robe noire ou un jupon vichy, de Saint-Trop’ à Capri en passant par Saint-Germain, un vent de juvénilité gracieuse souffle sur les pieds des sixties. Quand on était condamnée aux « kitten heels » dadame, du plat, du souple, le bonheur !

Après un passage à vide (trop sage pour les seventies, trop BCBG pour les eighties), la ballerine revient en force dans les années 2000. Merci qui ? Kate Moss, bien sûr, qui avec un slim ou un short, en fait un élément de son personal branding. Et la réhabilite sans doute pour l’éternité. Depuis, des petons des maternelles aux 41 fillettes d’Elle Macpherson, elle est devenue un classique, voire un basique, sans cesse revisité : cloutée, pailletée, fluo, Liberty, à museau de chat…, on en passe ! Elle trottine volontiers du très luxe – la Chanel bicolore ou la Lanvin – au très cheap – sa cousine à 10 euros, un peu odorante mais chérie des teens.

Les icônes du genre

Kate, donc, et toutes les it girls un peu bobos, Sienna Miller, Katie Holmes entre autre mais plutôt les jours de repos, dorénavant. Sofia Coppola, qui ne sort jamais sans ses Marc Jacobs. Carla Bruni, depuis qu’elle est une (première) dame.

En bref

Que ce soit des ballerines de marques cultes telles que Repetto et forever, ou des petits spécimens à 10€ trouvées chez Deli’shoes, on s’arrache les ballerines. Quelques concurrents sérieux comme le mocassin et les tongs (seulement en été) tentent de les détrôner mais sans succès. Le confort absolu et la féminité en plus, que demande le peuple ?

Source : Madame Figaro

portraits de chaussures – histoires de pieds

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Publié par RomansMag.fr 

Le musée international de la chaussure propose une nouvelle exposition temporaire intitulée Portraits de chaussures-Histoires de pieds. Yves Sabourin, le commissaire d’exposition a mis en scène les collections du musée et des réalisations d’artistes contemporains (sculptures, vidéos, installations…). A découvrir jusqu’au 30 avril 2011.

La nouvelle exposition temporaire du musée propose un dialogue entre les collections du musée international de la chaussure et des artistes contemporains. Yves Sabourin, le commissaire d’exposition propose une mise en espace organisée en 5 familles : Politique ou apparat ?, Baroque et Rock’n’roll, Sensuelle et désinvolte !, Drôle de bête et Sport et Nature.
L’ancien et le contemporain se répondent. Les savoir-faire patrimoniaux des bottiers dialoguent avec les créations d’artistes plasticiens, qui se sont penchés sur le thème de la chaussure. Au total une soixantaine de chaussures sont exposées et une trentaine d’installations, vidéos, et sculptures.

Karl Lagerfeld, Marithé & François Girbaud, Maison Repetto…

Souliers stricts, noirs, chaussures folles, sandales sexy, patins étranges, tennis confortables…Avec cette exposition, Yves Sabourin crée une histoire de la chaussure et mélange les époques, les styles et les matériaux. Ainsi des ballerines protocolaires d’Asie sont associées aux chaussons de danse de la Maison Repetto. Karl Lagerfeld pour Chanel s’amuse avec un salomé fabriqué par le bottier Raymond Massaro. Des chaussures très féminines (chaussure fétichiste Hellstern) cotoient des chaussures en volume (cf photo, converses de Cyril Hatt). La sandale créée en bicolore par Coco Chanel dialogue avec la mule de soirée créée par Perugia en 1949.