Vide Grenier #45

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Ce vide grenier, appelé aussi dans mon dossier photo vide grenier de l’USRP, n’est autre que celui du club de rugby de Romans sur Isère. Tel le jeu des 1000 de France Inter, les vide grenier prennent place dans tous les bourgs possibles. L’occasion pour vous et moi d’en faire la visite.

Veste casual mais chic !

Bon, Romans après je connais, c’est à 15 kilomètres du village où j’ai grandi. Petite innovation de ce vide grenier : il se situait dans un stade, plus précisément derrière ses tribunes. Mes parents et moi avons donc pu en faire le tour au fil des exposants. Très honnêtement, ce n’était pas le vide grenier de ma vie. J’ai du fouiner sec pour dégoter les perles qu’il recelait et disons qu’il n’y en avait pas tant. Rythmé par les allégations de l’animatrice de l’événement à base de «La femme de Maurice l’attend à la buvette», oui sérieusement, nous avons donc fait de notre mieux pour ne pas repartir bredouille.

Tunique ouvragée, 3€

Au programme : une veste assez chic mais aussi très confort car peu stretch. Elle est bien à ma taille comme vous pouvez le voir. Prise d’ambiance sur cette photo : soleil au rendez-vous, camion de ravitaillement (devant lequel je pose allègrement) prêt à faire son office auprès de la buvette, parasol sorti, aucun doute : tout est prêt.

Gilet menthe à l’eau, 3€

Les achats s’enchainent : bague nacrée, que je n’avais pas remarquée au début, conseillée par ma mère, gilet couleur sirène (la couleur trendy de l’été que croyez-vous ?) et tunique vintage à base de motif floral tout à fait ouvragé. Un bon butin finalement. Aurais-je été mauvaise langue ? Si ce vide grenier m’a paru de prime abord un peu moyen, il a finalement tenu toutes ses promesses !

Bague, 1€

Je profite de cet article pour vous donner ma dernière astuce achat malin en date. Vous, qui comme moi, avez de tous petits pieds (si mignons) qui flottent même parfois dans la pointure 36, n’hésitez plus : allez vous chausser du côté des enfants. Abordable et tout à fait pimpantes, les ballerines de chez Zara par exemple m’ont comblée. Et avec les soldes… je ne vous dit que ça ! Certes, on a un peu l’impression de voler son jouet favori à ces chers bambins et les vendeuses (tout comme les mères) nous regardent d’un air réprobateur. Mais après tout, pourquoi pas ?

Les ballerines en question, 25€

Virée shopping quand tu nous tiens

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Et oui près une journée harassante de tournage de la multivision (un film, six écrans, 3 étudiants pour le réaliser, 999999999 « actions… coupé » et 1000000000 heures de montage) hier, rien de mieux que de retrouver l’amie Eugénie pour une petite virée en ville. On commence par un petit coup de bave sur la boutique Harry Cover à dans la rue Bonneterie et on enchaîne sur les grands magasins de la rue de la République. On commence par André où je vois des ballerines jaunes avec fleur en tissus sur le dessus juste magique à 45€ (mais avec -20% parce que mon collant avait été déchiré au magasin cet hiver, elles pourraient me revenir à 36€) ci-dessus. A retenir.

Mais que voilà ? Des petites promotions chez Etam ! Hop on file au rayon accessoires et je reviens avec une bague et une paire de boucles d’oreille à moins de 6€, présentées en photo ci-dessous/dessus. Le temps de faire tout ça, les boutiques fermaient déjà leurs portes et un monsieur nerveux nous virait de H&M. Arfff, on n’a pas dis notre dernier mot.

Ballerines à tout prix

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Pour la petite histoire…

Sa naissance, comme chaussure de ville, se situe en 1956. On s’arrache la Cendrillon de Repetto, arborée par Bardot dans Et Dieu créa la femme. Les snobs, elles, préfèrent la Ferragamo d’Audrey Hepburn, avec son talon pastille. Avec un corsaire, une robe noire ou un jupon vichy, de Saint-Trop’ à Capri en passant par Saint-Germain, un vent de juvénilité gracieuse souffle sur les pieds des sixties. Quand on était condamnée aux « kitten heels » dadame, du plat, du souple, le bonheur !

Après un passage à vide (trop sage pour les seventies, trop BCBG pour les eighties), la ballerine revient en force dans les années 2000. Merci qui ? Kate Moss, bien sûr, qui avec un slim ou un short, en fait un élément de son personal branding. Et la réhabilite sans doute pour l’éternité. Depuis, des petons des maternelles aux 41 fillettes d’Elle Macpherson, elle est devenue un classique, voire un basique, sans cesse revisité : cloutée, pailletée, fluo, Liberty, à museau de chat…, on en passe ! Elle trottine volontiers du très luxe – la Chanel bicolore ou la Lanvin – au très cheap – sa cousine à 10 euros, un peu odorante mais chérie des teens.

Les icônes du genre

Kate, donc, et toutes les it girls un peu bobos, Sienna Miller, Katie Holmes entre autre mais plutôt les jours de repos, dorénavant. Sofia Coppola, qui ne sort jamais sans ses Marc Jacobs. Carla Bruni, depuis qu’elle est une (première) dame.

En bref

Que ce soit des ballerines de marques cultes telles que Repetto et forever, ou des petits spécimens à 10€ trouvées chez Deli’shoes, on s’arrache les ballerines. Quelques concurrents sérieux comme le mocassin et les tongs (seulement en été) tentent de les détrôner mais sans succès. Le confort absolu et la féminité en plus, que demande le peuple ?

Source : Madame Figaro

Repetto à la pointe du succès

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Source : l’Express style

Les ballerines colorées, créées en 1947 by Rose Repetto, son devenues l’emblème de la marque.

La griffe de chaussons de danse et de ballerines branchées étoffe son offre en lançant une ligne de sacs.

Avec des airs de Raminagrobis ronronnant de satisfaction, Jean-Marc Gaucher sort du tiroir de son bureau une pièce à conviction jaunie: le catalogue Repetto 1999, année où il a racheté cette marque au bord du dépôt de bilan. Le dépliant met en scène des « chaussures de vieilles dames aux pieds sensibles », comme il les qualifie pudiquement, pour ne pas dire des mocassins incroyablement ringards. C’est cette griffe exsangue que Gaucher, auréolé de l’implantation à succès de Reebok en France, décide alors de remettre en selle. Jackpot: en dix ans, le chiffre d’affaires a été multiplié par huit. La griffe de danse, marquée au sceau d’un « made in France » désormais très en vogue, est plus en forme que jamais, et les magasins se multiplient: deux ouvriront ce printemps à Paris, et une vingtaine en Asie d’ici à l’été. 

Et Dieu créa la femme

« Repetto est avant tout une marque de danse, surtout pas de mode », rappelle Jean-Marc Gaucher, 58 ans, lui-même plus adepte de course à pied que d’entrechats. En 1947, Rose Repetto dessine un chausson de danse pour son étoile de fils, le danseur et chorégraphe Roland Petit. Qui lui adresse vite ses copains Noureïev et Béjart. En 1956, Brigitte Bardots’apprête à tourner Et Dieu créa la femme pour Roger Vadim et veut « une chaussure dénudée, qui laisse apercevoir la naissance des orteils ». La ballerine de rue est née. Dans les années 1970, Gainsbourg ne quitte pas ses Zizi, modèle créé par Rose Repetto pour sa belle-fille, Zizi Jeanmaire. Quand la fondatrice décède, en 1984, l’entreprise périclite. 

Les codes de la danse détournés

De ce fantastique héritage, l’imaginaire de la danse – une madeleine pour des générations de femmes -, Jean-Marc Gaucher a fait un génial outil de marketing. Le département danse de la griffe est dirigé par une ancienne danseuse de Béjart et Marie-Claude Pietragalla. « Pour chaque paire de chaussons vendue à l’Opéra de Paris, on perd de l’argent, car le sur-mesure coûte très cher, explique le dirigeant, mais c’est crucial pour notre image. » Dans la boutique amirale de la rue de la Paix, de vraies barres de danse sont fixées devant les miroirs. Et, pour le reste de la gamme, non professionnel, les codes de la danse sont toujours là, quitte à être détournés. Ainsi, les formes des chaussures – même à talons, une fantaisie autorisée depuis deux ans – doivent toujours être inspirées de la danse, tango, samba, mérengué ou jazz. Et la ligne de sacs qui sera lancée en mai a été conçue avec des danseurs de l’Opéra de Paris.