Keith Haring

Entrée de l'exposition
Entrée de l'exposition

Un petit vernissage au Musée d’Art Moderne grâce aux invitations de l’amie Camille. Le temps de découvrir un peu mieux cet artiste unique. Premier élément : Keith Haring aime appeler ses œuvres « Unititled ». Une façon de se démarquer mais aussi de marquer sa position contre la société de consommation et le capitalisme.

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En effet, l’artiste dit :

« Je vous ressemble peut-être mais si vous regardez mieux vous verrez que je ne suis en rien comme vous. Je suis très différent. »

Construisant un véritable langage à travers ses créations, Haring tente de passer un message. Le loup, l’homme, Mickey, des pénis et des écrans télévisés sont des éléments récurrents de ses œuvres, comme si à lui seul il tentait de mettre en place des signes qui lui sont propres. De quoi faire un véritable travail sémiotique. Keith Haring effectue un travail engagé contre les injustices, les incohérences qu’il perçoit autour de lui. Il est contre le capitalisme, la société de consommation, le système dans lequel nous sommes imbriqués. Avec des couleurs de plus en plus vives voire agressives (surement une influence d’Andy Warhol qu’il a pu rencontrer), il lutte contre le racisme, l’homophobie, la religion, l’influence des médias et contre le sida qui va entrainer sa mort en 1990.

L'une des premières œuvres que l'on découvre...

Voulant donner accès à l’art à tous, il peint dans de nombreux lieux publics : ainsi, ses œuvres n’ont plus de valeur, elles sont gratuites et s’opposent au capitalisme. De nombreux lieux sont concernés de Paris aux Etats Unis.

Street art

Aujourd’hui, il est étonnant de trouver à la boutique du musée de nombreux objets à l’effigie de son art : coques Iphone, cartes postales, baskets, cahiers, badges forment une barrière obligatoire avant la sortie des visiteurs. Aurait-il apprécié de voir son travail traité comme un pur produit de consommation ? Je me le demande.

Ce qu’ils en disent…

Le Huffington spot

Toutelaculture.com

Radical face

radical

  Radical Face pourrait se traduire en français par « grosse claque dans la figure ». Et c’est ce que l’on prend en écoutant l’album Ghost. Radical Face c’est un jeune homme de 24 ans, ex moitié de Electric President (éléctro éclectique et déjantée), qui a lancé sa carrière solo avec un premier album d’une grande grande qualité. Ghost, c’est une folk audacieuse qui vous enveloppe, un univers cotonneux mais pas cucul, une voix pleine de défauts et le morceau Welcome Home qui nous envoit au 7ème ciel.

              Radical Face c’est un peu la découverte du grenier, celle où on se dit « mais comment j’ai loupé ça ?? » Son premier et unique album Ghost a déjà quelques années, mais le garçon continue de se produire, notamment lors du dernier festival SxSw au Texas. On attend avec impatience son prochain opus : pour sûr, cette fois-ci, on sera les premiers sur le coup.

 

1 Asleep on a Train – 2:01

2 Welcome Home, Son – 4:48

3 Let the River in – 5:07

4 Glory – 6:13

5 The Strangest Things – 4:26

6 Wrapped in Piano Strings – 3:38

7 Along the Road – 4:18

8 Haunted – 4:44

9 Winter is Coming – 4:24

10 Sleepwalking – 4:43

11 Homesick – 3:44

 

Mamika

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Mamika est déjà un phénomène médiatique : elle a sa page facebook, sa page myspace (où elle a 2000 amis), elle a été invitée avec son petit-fils sur de nombreux plateaux télé, etc. Sacha Goldberger a exposé ses portraits en galerie, La Halle Saint Pierre à Paris, dans le cadre des Promenades photographiques de Vendôme et dans le RER pour l’exposition Parole Photographique.

Sacha Goldberger était auparavant directeur artistique pour de grandes agences de publicité telles que CLM BBDO, Euro RSCG ou Publicis et a participé à des campagnes de grandes marques comme Renault, Eurosport, Neuf Telecom ou Thalys.

À partir de 2003, Sacha Goldberger commence à travailler pour des projets plus personnels : il publie des livres d’images sur les thèmes de l’amour, de la séparation et de la naissance. Il a également publié un conte pour enfants, « Tonio et son camembert volant », illustré par Frédérique Morin et qui devrait sortir cette année. Il est aussi l’auteur de quelques t-shirt et de cahiers. En bref, Sacha Goldberger est un spécialiste de la photographie, de la retouche et du montage photo.

Il faut reconnaître que l’ensemble du travail de l’artiste est plutôt original et doté de beaucoup d’humour. Mais sa dernière idée est un vrai phénomène. Il y a quelques années, il constata que sa grand-mère Frederika souffrait de solitude, elle était au bord de la dépression. Immigrée Hongroise juive lors de la guerre froide, elle est une véritable figure dans la famille de Sacha Goldberger. Celui-ci décida donc de lui redonner goût à la vie en la filmant chez elle en train de commenter les œuvres de son petit-fils. Les mini-clips étaient destinés aux agences de pub comme CV de Sacha Goldberger. Le duo fonctionne, Sacha Goldberger propose ensuite à sa grand-mère de la mettre en scène dans une série de photographies. Frederika, d’abord réticente, y prend goût ensuite, propose même des idées de mise en scène à son petit-fils au point qu’aujourd’hui, il est difficile de dire qui est l’agent, qui est l’artiste entre la grand-mère et son petit-fils. C’est une histoire de famille.

>> Le site de l’artiste <<