Dallas buyers club

Ron, sa marchandise dans le coffre.

Pour bien finir le weekend, rien de tel qu’un bon cinéma ! Et dimanche, le film qui a attiré mon intérêt (devant la Belle et la bête version Seydoux/Cassel et la suite des trois frères) n’est autre que le Dallas Buyers Club. Choix impulsif ? Pas trop, sachant que je le zieutais depuis bien une semaine. Mais voilà, j’ai remarqué qu’à Paris, certains films ne font que passer dans les salles de ciné. C’est ainsi qu’après avoir manqué The spectacular now et Elle s’en va, je priorise attentivement mes sorties en salle obscure.

L'affiche du film

Avec le Dallas Buyers Club, je ne me suis pas trompée. On y découvre Ron, électricien qui brûle la vie par les deux bouts. Cigarettes, drogues, sexe, petites escroqueries et grosses cavalcades forment son quotidien. Il dit même en début de film : « il faut bien mourir de quelque chose ». Lorsqu’il prend une forte décharge d’électricité en tentant de sauver la vie d’un ouvrier à son travail, il est hospitalisé et on lui révèle qu’il est atteint du VIH. Il n’en a plus que pour 30 jours. S’en suit une succession d’écrans Jour 1, Jour 7… blancs sur fond noir qui mettent bien la pression. Ron passe de pacha à paria auprès de ses amis : en 1986, avoir le SIDA signifie être homosexuel et ça, ces lourdauds ne le tolèrent pas. Ron utilise ses dernières ressources pour se soigner, testant toutes les méthodes possibles. Il finit par trouver de quoi se soulager au Mexique, avec des médicaments non autorisés au Texas. Ni une ni deux, il comprend qu’il y a la de quoi faire commerce…

Rayon ou un Jared Leto méconnaissable...

Au cours de ses péripéties, il rencontre Rayon, travesti qui souffre également du SIDA. Plus que réticent à son égard, il finit par s’associer à lui pour monter son affaire : le Dallas buyers club. Mais voilà, la FDA, qui contrôle la circulation de médicaments sur le territoire, s’en prend rapidement à Ron et lui retire peu à peu sa marchandise. Il lutte donc pour sa survie mais aussi celle de ses proches et de son gagne-pain avec une volonté incroyable !


Bien que le sujet de ce film soit dur, on n’est pas du tout déprimé mais plutôt touché par son protagoniste et sa relation avec Rayon. Le mec, plutôt que de passer ses 30 derniers jours à profiter plus, il fait très attention à lui : mange sainement et arrête les drogues pour apaiser son système immunitaire à la dérive. A la Erin Brockovich, Ron nous épate par sa capacité à continuer à lutter quoiqu’il arrive. On hallucine en voyant à quel point la maladie du SIDA est tout à fait méconnue et attise les préjugés dégueulasses à cette époque. Forcément, il faut souligner les prestations de Jared Leto et de Matthew McConaughey qui sont tous deux nommés aux Oscars. Par contre honnêtement, Jennifer Garner (qui aurait pu être Hilary Swank si son emploi du temps l’avait permis) ne sert à rien. Son personnage de médecin indécise quant aux traitements du SIDA m’a blasée. Rien de bien méchant tout de même, en tout cas rien qui ne m’empêchera de vous conseiller d’aller voir ce film… avant qu’il disparaisse des salles à son tour !

Ron, sa marchandise dans le coffre.

Ce qu’ils en disent…

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