Retour sur la série Platane

Monica Belucci dans Platane

Platane, c’est l’arbre dans lequel Eric a un accident un soir après avoir présenté sa dernière série à un cocktail Canal +. Un an plus tard, il se réveille du coma et pour lui les galères commencent : Ramzy a pris sa place, il est difficile de se remettre dans les petits papiers des producteurs. On assiste ainsi au point de départ de la série…

1.      Le personnage principal

Tout à fait puéril et mythomane, Eric Judor nous indigne à chaque épisode : faisant un vieux chantage au sandwich chaud à un clochard ou mentant à sa propre femme sur la création de sa ligne de bottes d’indiens, Eric se met toujours dans l’embarras. Son point faible ? Sa tendance à l’homophobie qui le pousse à vouloir affirmer sans cesse sa virilité et ses parents, eux aussi bien atteins. Ce qui nous plait c’est le cycle de chaque épisode : Eric fait quelque chose de honteux, il passe à sa vie d’artiste en semi-galère, il a une opportunité mais sa mésaction le rattrape et l’empêche d’aboutir à ses fins. Pertes d’acteurs, de pellicule, de panneaux 3D ou encore détournement d’argent prévu pour un tournage : autant de péripéties improbables que l’on prend plaisir à suivre. Malgré nous, on aime Eric et on a envie qu’il s’en sorte, naïf que nous sommes, jusqu’au moment fatidique où le générique dégringole sur une situation toujours plus grotesque (comme un feu dans des attestations de possession de terrain pendant qu’un individu muet devient violent contre Eric) : papoulepapouahelepadipadidoudiahhh…

Eric et le fameux platane
2.       La mise en abyme

Comme expliqué précédemment, on suit Eric de l’idée de son film, La môme 2.0 next generation à la sortie (ou pas) en salle en passant par le casting. Une muse en abyme qui nous pousse parfois à nous poser des questions comme dans l’épisode où Eric emprunte une ambulance afin d’aller plus rapidement d’un plateau de tournage à un autre dans la circulation parisienne. Choquant ? Peut-être pas tant que ça au regard du monde du cinéma. De cocktails en bureau de production, on vit au rythme de la création audiovisuelle et on ne peut s’empêcher de constater que ce monde est très fermé, même pour ceux qui en font partie. On apprécie les moments durant lesquels on rentre littéralement dans un scénario lu par deux personnages tout à coup en costumes !

Monica Belucci dans Platane
3.       Les guests

Mathieu Amalrich, Guillaume Canet, Michel Drucker, Gérard Lanvin ou encore Monica Belucci et Jean Dujardin ont bien voulu jouer leurs propres rôles dans la série dès la première saison. Eric avait donc son petit cercle de poteaux à contacter en cas de tournage sur la vie du grand écran. Mis à part le fait que l’on apprécie de voir (enfin) des acteurs de cinéma dans une série, on apprécie aussi une certaine autodérision ou une mise en scène un peu improbable de soi : Gérard Lanvin en amoureux  déchu et désespéré, Guillaume Canet en gros pervers visant le côtàcôtisme (faire l’amour à côté d’un autre couple) et Mathieu Amalrich amoureux transi d’une jeune blonde aux courbes forts sympathiques.

Guillaume Canet dans Platane
4.       Le format

Platane comporte deux saisons de douze épisodes chacune. Chaque épisode dure 33 minutes environ ce qui permet de rattraper très vite son retard et de passer des repas, soirées et autres petit déjeuner en compagnie du personnage atypique. Diffusée sur Canal + (valeur sûre), la saison 2 n’a pas pour autant remporté un franc succès selon le Figaro.fr : « Les audiences des trois premiers épisodes ne sont, en tout cas, pas du tout rassurantes. Avec moins de 400.000 téléspectateurs en moyenne, la saison 2 fait deux fois moins bien que les trois premiers épisodes de la saison 1 diffusés l’an dernier ». Bon, 400 000 personnes convaincues c’est déjà ça hein.

Jean Dujardin dans Platane

Au début, il m’a été très difficile d’accrocher à la série que je trouvais très en lien avec le côté humoriste d’Eric. Peu à peu, j’ai accroché à l’intrigue qui se posait et j’ai ri de bon cœur aux actions improbables de son protagoniste, attendant avec impatience de le retrouver à la fin de mes journées. Une série à voir donc, sans scrupules, comme son héros.

Ce qu’ils en disent…

20 minutes

programmetv.fr

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