La merditude des choses

image issue du film tiré du livre
La couverture du livre, une bière bien sûr

La merditude des choses est un livre de 214 pages écrit par Dimitri Verlhust. Celui-ci nous y raconte des bribes de sa vie, celles qu’il veut bien partager avec nous malgré son sacré caractère. Et du caractère il en a grâce à ses oncles et à son père qui l’ont éduqué d’une façon bien à eux : à 5 ans il buvait son premier mazout : bière et coca. Au rythme des visites de l’huissier et des chansons un peu douteuses de ses paires (la chanson des chattes par exemple), Dimitri se plait. Il préfère les effluves d’alcool aux regards de reproches lancés par sa mère, incontinente depuis sa naissance. Ce quotidien hors du commun, marqué par la misère, la crasse, les tournées des bars et les foies en perdition est rassurant finalement pour Dimitri qui n’a pas à douter de l’amour de Pie son père, ni de celui de ses oncles Poutrel, Herman et Zwaren. Un épisode notoire dans leur vie : la compétition de vélo complètement saoul organisée par Poutrel qui manque de peu d’y laisser la vie et la cure de désintoxication de Pie, impressionnant de volonté.

L'auteur, Dimitri Verlhust

Malgré leur côté rustre, peu hygiénique et bourru, on s’attache malgré nous aux personnages de ce livre et l’on a envie de plus découvrir leur univers improbable. On se demande comment il est possible de vivre dans un tel désordre en famille, en le revendiquant. Le principe des Verlhust est très simple : on n’insulte pas les membres de leur famille. Cela donne lieu à de nombreuses bagarres. Piliers de comptoir certes, mais fiers aussi. On se plait à lire les divers chapitres de ce livre et l’on finit par trouver que notre vie est tout à fait saine finalement comparé à la leur. On apprécie le langage un peu particulier mais bien écrit et surtout très tranchant du narrateur. Le voici en train de parler des chats :

« S’il était vrai que les chiens disposaient d’un sixième sens, Blondi aurait compris que nous aimions les chiens comme personne. Les chats pas tellement, c’étaient des réincarnations de dames pipi, ils portaient leur pelage comme un manteau de fourrure, passaient leurs journées à forniquer et faire des coquetteries. Des salopes déloyales qu’ils étaient. »

J’ai appris par la suite qu’un film tiré de ce film était sorti en salle, si je le trouve je le regarderais avec plaisir. Mais j’imagine que mon imaginaire a un peu édulcoré certaines descriptions bien trash que je retrouverai à l’écran non sans nausées mais avec dégoût.

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Ce qu’ils en disent :

Christoblog

critiqueslibres.com

La bande annonce prometteuse du film :

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