Un rire inexplicable

La couverture aux Editions Le Point
La couverture aux Editions de l'Olivier

Lydia est une journaliste brillante, snob et sarcastique qui se retire dans un trou perdu du Pays de Galles après sa dernière rupture amoureuse avec Finn. Celui-ci est parti avec « une oie », comme elle dit, en Grèce. Dans un élan de générosité qu’elle regrette instantanément, elle propose à Betty, végétarienne aux bonnes intentions, de l’accompagner dans on retrait de la vie active. La campagne et la vallée environnantes apportent calme et sérénité à ces deux femmes qui n’ont rien en commun. Au fur et à mesure de leur retraite, elles apprennent à connaître leurs voisins. Des personnes pour le moins étrange : Elisabeth a épousé Hywel mais ils ne se parlent pas, Hywel a une sœur malade du nom de Angharad dont il faut s’occuper tout le temps mais qui se cache en permanence dans les collines, Beuno aussi fait partie de cette famille et veut se faire ordonner prêtre, le Docteur Wyn a l’air d’être un vieux pervers et sa fiancée April ne sait pas aligner deux mots correctement. De quoi prodiguer à Lydia de nombreuses remarques acerbes et une pointe de curiosités pour les secrets cachés de ces habitants hors du commun…

Du même auteur... (les trois derniers forment la trilogie du jardin d'hiver)

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Ambiance musicale conseillée en lisant ce livre – Winter is coming des Radical Face :

On trouve de nombreuses discussions plutôt poussées sur la société au coeur du livre ce qui procure une valeur ajoutée à l’ouvrage. Dans l’esprit : on remarque la couverture : un faisan en deux parties comme s’il se mordait la queue, image perturbante à l’image de certaines interrogations posées au cours du livre. La fin est un peu terne, inexistante, il manque une chute mais le livre est plaisant à lire et les 204 pages passent assez vite surtout sur la fin. Une petite citation:

Seul le vertueux peut être vraiment cruel. Le sentiment de la faute et d’une certaine humanité rend les gens moins dur. C’est le Plus que Parfait Yahvé qui a fit aux méchants d’aller en enfer. Satant les y a accueillis. Troublée, Lydia s’agitait sur sa chaise. C’était étrange de constater à quel point le bien et le mal pouvaient se mêler, paraître interchangeables […] « la bonté est agressive », marmonna Lydia, le nez dans sa tasse de café.

La couverture aux Editions Le Point

Ce qu’ils en disent…

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