Gatsby le magnifique

Première apparition de Gatsby à l'écran
Entrez dans l'univers de Gatsby

Gatsby le magnifique ou le film qui a été présenté en ouverture de Cannes 2013 et qui du coup a créé l’événement puisque le film était déjà sorti aux Etats-Unis avant d’être diffusé au Festival, grande première. Mais bon pour un Baz Luhrmann avec Dicaprio on ne chipote pas. Et avec Samir non plus on n’a pas chipoté, on a fait la queue comme tout le monde hier soir pour avoir nos places sur la séance de 21h(30). Après avoir fait bouger un rang entier de personnes sur les fauteuils et décidé de ne même pas prendre les places pour lesquelles ces personnes avaient dû se déloger, nous avons trouvé un rang bien comme il fallait ni trop loin ni trop près.

Nicky Carraway

De quoi entamer notre projection sous les meilleurs hospices. Surtout que 2h20 devant la deuxième adaptation du roman de Francis Scott Fitzgerald, il vaut mieux les regarder en étant bien calé. Le film entame sa longue course sur le personnage de Nikky Carraway (Tobey McGuire). Celui-ci est suivi par un psychothérapeute qui lui conseille d’écrire l’histoire qui le hante : celle de Gatsby. Tiens ça ne vous rappelle pas un certain écrivain ? Oui oui Christian, qui écrivait dans Moulin Rouge ! Comme quoi Baz Lhurmann a un penchant pour les machines à écrire. Mais pas que : dans ce film on retrouve un certain esthétisme, des scènes entièrement chorégraphiée et calibrée à la seconde près, des costumes affriolants et des décors encore plus affolants. On en prend plein la vue et pour le coup plein les oreilles puisque la bande son est des plus travaillée elle aussi. Un travail d’orfèvre mais à la sortie on ne peut pas parler d’un vrai bijou en évoquant ce film.

Les Buchanan
Daisy jouée par Carey Mulligan et bien entourée

En effet, ce dernier commence sur les chapeaux de roue (d’une cylindrée jaune tape à l’œil d’ailleurs) : Gatsby entre en contact avec Nikky, son voisin à travers une de ses fastueuses (le mot est faible) célébration. Entre deux feux d’artifices, il lui propose une sortie le lendemain. De fil en aiguille, ils deviennent amis et Gatsby avoue avoir un penchant, tiré d’une ancienne histoire, pour Daisy la cousine de Nikky, elle-même déjà mariée à Tom Buchanan. L’intrigue se corse : il l’aide à retrouver son amour égaré. Mais Gatsby n’est pas celui qu’il dit être. Qui est-il après tout ? Comment a-t-il acquis sa fortune colossale ?

Première apparition de Gatsby à l'écran

Autant de questions qui planent tout au long de la première heure et demi, distillée par des plans sur un Léonardo Dicaprio au visage fermé, durci. Un homme aux multiples facettes, plein d’espoirs et de buts qu’il ne pourra pas forcément atteindre. Gatsby est un personnage charismatique campé avec justesse et densité par un Léo bien loin de Titanic (encore que la référence à ce dernier film est plutôt flagrante sur la fin). Le personnage n’apparaît pas tout de suite, il est énigmatique avant même d’apparaître à la caméra ce qui contribue à le magnifier.

Les années folles : des costumes prestigieux

Gatsby nous emporte dans les années folles, nous donne envie de faire la fête et perd de son rythme pour se confondre en longueurs sur la dernière heure. Peut-être est-ce en réalité une traduction du rythme avec lequel le personnage de Nikky retranscrit son histoire : il n’a pas envie d’arriver à la fin de son histoire et la fait durer. Durer un peu trop d’ailleurs. Si bien que nous sortons de l’univers conçu minutieusement par Baz Lhurmann avec ses travelings accélérés et ses repères : comme la pancarte de l’oculiste par exemple. Dommage, une fois sortis nous n’attendons qu’une chose : que ça se termine. Je me suis même dit « générique générique allez ! » pendant que Samir y allait de son petit : « Euh je me fais chier là ». Bref, un film en demi-teinte : du très bon mais du très long. Dommage. En gardant le rythme engagé sur la première heure, on aurait abouti à un succès mérité tout comme celui, sans doute aucun de sa BO :

  1. Jay-Z: “100$ Bill”
  2. Beyoncé and André 3000: Back to Black”
  3. will.i.am: “Bang Bang”
  4. Fergie, Q-Tip and GoonRock: “A Little Party Never Killed Nobody (All We Got)”
  5. Lana Del Rey: “Young and Beautiful”
  6. Bryan Ferry Woth the Bryan Ferry Orchestra: “Love Is the Drug”
  7. Florence and the Machine: “Over the Love”
  8. Coco O of Quadron: “Where The Wind Blows”
  9. Emeli Sandé and the Bryan Ferry Orchestra: ”Crazy in Love”
  10. The xx: “Together”
  11. Gotye: “Hearts a Mess”
  12. Jack White: “Love Is Blindness”
  13. Nero: “Into the Past”
  14. Sia: “Kill and Run”
Effet de rideaux chez les Buchanan

Ce qu’ils en disent…

Télérama

Le Nouvel Observateur

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