Main dans la main

L'affiche du film
Joachim et Hélène : la rencontre de deux mondes

Après La Reine des pommes en 2009 et La guerre et déclarée en 2011, Valérie Donzelli réalise Main dans la main. On reconnait tout de suite sa pâte : elle joue elle-même dedans avec les acteurs Jérémie Elkaïm et Béatrice de Staël ainsi que le narrateur Philippe Barrassat.

Valérie Lemercier, prof peu commode

Ce dernier accompagne donc l’histoire de Joachim Fox et d’Hélène Marchal. Il travaille comme menuisier et vient prendre les mesures des miroirs de l’Opéra Garnier, elle est professeur de danse dans ce même Opéra. Ils vont se croiser dans les dédales de l’immense bâtisse et ne plus pouvoir se quitter. Lorsque l’un d’entre eux se déplace, l’autre le suit malgré lui. Cela va compliquer un peu leurs vies : Hélène vit avec Constance qui n’apprécie pas la présence de Joachim dans les parages et Joachim entretient une relation particulière avec sa sœur Véro, qui va devenir jalouse à son tour. Nos deux héros sont tiraillés de tous les côtés et il devient de plus en plus difficile de faire des compromis, étant liés 24 heures sur 24. Leur lien va au-delà de cette pseudo magie qui les emprisonne mais vont-ils s’en rendre compte ?

Hélène et Joachim

Avec une BO impeccable (notamment Electricity d’Orchestra Manœuvres in the dark) Valérie nous entraîne donc dans des relations fusionnelles. Vivre avec l’autre et se perdre en lui sans pouvoir penser et faire les choses pour soi. C’est ce qu’endure Joachim avec sa sœur puis avec Hélène. Sans lourdeurs mais avec un peu de niaiserie, l’histoire se déroule sous nos yeux. Le côté un peu décalé nous plait beaucoup. Lancé à toute vitesse, le film perd un peu de son rythme et ne nous entraîne pas toujours dans le pas de deux que jouent Valérie Lemercier et Jérémie Elkaïm. Une fois que l’on a compris qu’ils sont liés, on a envie de voir avancer l’histoire un peu plus vite. Pourtant en 1h25, le film ne devrait pas présenter de longueur. C’est dommage car on a envie d’aimer ce film. A noter, une scène dans laquelle Jérémie Elkaïm interprète « The Man I love » de George Gershwin dans la langue des signes. Il s’agit en réalité d’une chorégraphie mémorable de la danseuse Pina Bausch. Rien que pour ce moment, on oublie les petites maladresses du film et on ne regrette pas notre choix de séance.

 Ce qu’ils en disent…

Télérama    L’Express

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