Tabou sans tabou

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Aurora et Gian Luca

Hier je me suis laissée guider jusqu’à Utopia à midi et quart, horaire improbable mais économique (4€ la séance) pour aller voir Tabou. Ce film portuguais, réalisé par Miguel Gomes, est encensé par la critique. Et ce « surdoué » a mis les petits plats dans les grands pour leur plaire : film tourné en noir et blanc en 16 mm laissant apparaître un grain à l’ancienne à l’écran, passage mués et construction de l’histoire particulière : de quoi impressionner ces messieurs dames blasés des films habituels.

Aurora âgée

Même si du coup, l’histoire n’est pas forcément l’atout majeur de ce film, un petit synopsis s’impose. Le film est construit en trois parties :

Une première partie durant laquelle on suit l’histoire d’un occidental fuyant la mort de sa femme dans des terres exotiques. On ne comprend pas vraiment d’ailleurs ce que cela vient faire là mais cela ne dure que quelques minutes donc au bout des 1h50 de film, on ne s’en soucie plus vraiment.

Une deuxième partie intitulée « Paraíso perdido » dévoilant l’histoire de trois femmes : Mme Pilar, la vieille Aurora sa voisine et Santa, sa servante. Aurora en fait voir de toutes les couleurs (en noir et blanc) à Santa : voulant mettre son manteau de fourrure au clou afin de jouer au casino. Mais Aurora n’a pas toujours été cette vieille femme excentrique et vindicative…

Cela nous mène à la troisième partie « Paraíso », racontant la jeunesse d’Aurora dans les colonies africaines, prise entre sa vie tranquille avec son mari et l’amour impossible qu’elle voue à Gian Luca Ventura…

Aurora jeune

Autant le dire tout de suite, la partie jeunesse m’a bien plus captivée que la partie vieillesse. Les trois premiers quarts d’heure de ce film m’ont paru interminables et l’envie de partir m’a prise. Mais voilà, difficile de renoncer à un possible dénouement incroyable. J’ai donc pris mon mal en patience et ce fut une sage décision car la fin du film, bien que comprenant encore quelques longueurs, m’a parue tout à fait digeste. Je me suis même prise à regarder quelques plans et à m’appesantir sur leur beauté. Néanmoins, la narration particulière : il n’y a pas de dialogues mais une voix off racontant l’histoire durant la fin du film m’a paru frustrante : on perd une partie du film sans le son tout de même. Un film à voir pour changer du confort dans lequel nous avons l’habitude de tomber au cinéma.

Gian Luca et ses amis

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