Anna karenine

Anna face à ses démons

Entre trois cours, une émission et dix dossiers, je prends le temps d’aller au cinéma voir le dernier Joe Wright. Eh oui, après avoir tourné Orgueil et Préjugés et Reviens-moi, le réalisateur retrouve sa muse Keira Knightley pour un Anna Karénine décalé.

Keira Knightley

Anna Karénine… oui oui oui ce nom vous dit quelque chose, c’est normal, l’ami wikipédia nous en parle rapidement :

Anna Karénine (en russe ???? ????????) est un roman de Léon Tolstoï paru en 1877. Il est considéré comme un chef-d’œuvre de la littérature. L’auteur y oppose le calme bonheur d’un ménage honnête formé par Lévine et Kitty Chtcherbatski aux humiliations et aux déboires qui accompagnent la passion coupable d’Alexis Vronski et d’Anna Karénine ; les premiers brouillons étaient d’ailleurs intitulés Deux mariages, deux couples.

Kitty, les rubans au vent

Décalé, c’est peu dire. Le film est tourné intégralement dans un théâtre avec des échappées sur l’extérieur. On suit l’histoire et les personnages sur scène comme dans les coulisses et tout à coup dans un paysage enneigé ou dans un champ de fleurs blanches. Les transitions entre les plans sont effectuées avec des effets de drapés, des entrées et sorties de personnages majestueuses et équilibrées. Le rythme des acteurs, leur jeu et leurs mouvements parfois chorégraphiés ajoutent à cet effet de spectacle et nous impressionnent : il faut être un génie pour savoir tourner et monter les plans sans se perdre.

Un bal hors du temps

On retrouve une référence à Moulin Rouge explicite : le moment où Anna quitte la scène où son fils la retient pour sortir sous les yeux de son mari avec un chapeau à voilette noire et un regard digne n’est pas sans rappeler le moment où Satine sort rejoindre le duc pour se sacrifier à lui, passant à côté d’Harold Zidler, elle aussi.

Le comte Vronsky en pleine séduction

Finalement, on en prend plein les yeux, on se croirait devant une publicité de parfum durant 2h15. Et ce n’est pas de rien : Joe Wright est également à l’origine des publicités de Coco Chanel avec devinez qui ? Keira Knightley bien sûr. On en vient presque à oublier l’histoire tant les plans nous captivent. Mais on ne peut pas oublier le port de tête gracieux de Keira Knightley, le jeu impeccable de Jude Law et le manque de texture du rôle du jeune premier Aaron Taylor-Johnson (vu aussi dans Savages).

Anna face à ses démons

On sort du film en ayant envie de tout partager : moments d’émotions, plans marquants, réaction face à l’histoire et autres critiques et points forts du film. On rentre chez soi et on ouvre le Télérama et le Nouvel Obs pour voir les critiques. L’une est bonne l’autre est foudroyante. Comme quoi, il ne faut pas s’y fier.

Ce qu’ils en disent…

Le nouvel observateur           Télérama

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