Les Adieux à la reine

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Léa Seydoux, Virginie Ledoyen et Diane Kruger : jusque là tout va bien. Le casting de ce film flamboyait autant que les lustres de la galerie des glaces à Versailles. Cependant, tout comme la cour et ses intrigues, ce n’était qu’une simple apparence.

Avec ce film, le personnage de Marie Antoinette (Diane Kruger) est revisité : la reine entretient une relation privilégiée et controversée avec Gabrielle de Pontignac (Virginie Ledoyen), une simple roturière devenue sa favorite. Sidonie Laborde, sous la coupe de la liseuse officielle de la reine, est prête à tout pour la satisfaire durant trois jours marquants de l’histoire française : les 15,16 et 17 juillet 1789. Autant dire que Marie Antoinette file un mauvais coton et devient plus qu’exécrable avec ses proches.

Les drapés des robes et les plumes des coiffes nous donnent une leçon de mode dans un décor somptueux : pas de gros risque pris non plus avec Versailles il faut l’avouer. Après Marie Antoinette de Sofia Coppola, Les adieux à la reine font mal au spectateur : les intrigues de la cour et le début de la révolution ne sont pas utilisés à leur juste valeur dans le scénario ce qui le rend vide de sens. Le protocole et la vie décalée qui régnaient à Versailles sont dépeints avec justesse mais tout en longueur puisque 1h40 m’a semblé durer 2h30 durant ce film.

Une fausse note sur le clavecin de Benoît Jacquot qui rencontrera tout de même peut-être le succès lors de sa sortie la semaine prochaine, même s’il n’était pas au rendez-vous à la séance de ce jour.

Le regard en plus ici

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