Préceptes bonnes conduite masculine

clark-gable

On taxera de vulgarité une fille qui applique du crayon sur les contours de ses lèvres. Parce qu’une bouche entourée de maquillage, c’est moche. Eh bien, des chaussettes dans des tongs c’est tout aussi dégueulasse. Partons donc du principe que le désir féminin, aussi motivé soit-il, peut être annihilé par certains comportements masculins. Lesquels ?

 La muflerie
Partons de son contraire : La galanterie. Quand elle n’est pas singée mais acquise, quand elle est devenue naturelle, donne au couple une prestance esthétique. Alors bien sûr, on peut dire de la galanterie qu’elle caricature les rôles du masculin et du féminin. Mais enfin, d’après vous, qu’est-ce qui oblige les femmes à s’épiler les jambes, si ce n’est une certaine conception socialement admise, de la féminité ? Quitte à abandonner la galanterie sous prétexte que c’est une convention, abandonnons aussi la politesse, mangeons tous la bouche ouverte et crachons dans nos assiettes quand ce n’est pas bon.

Il parait qu’elle émane d’une volonté de domination masculine (la faible femme a besoin qu’on lui tienne la porte parce qu’avec ses faibles bras, elle n’y arrive pas toute seule). Historiquement, ce n’est pas tout à fait juste : la galanterie est née au Moyen Age, comme une réponse artistique à une violence masculine collectivement tolérée : au XIIIème siècle, les hommes pratiquaient joyeusement l’enlèvement et le viol et ça ne choquait personne. Ce sont les ménestrels qui, les premiers, ont véhiculé une nouvelle vision de l’amour que l’on a appelé « courtois ». L’amour courtois revisitait le statut social de la femme en faisant d’elle la suzeraine naturelle de l’homme, qui lui devait respect et obéissance.

Bon et là du coup, je tends la perche aux machistes qui vont me répondre gentiment qu’on a des bras, que donc les portes on peut les tenir toutes seules ou se les manger dans la gueule, ce n’est pas leur problème et qu’ils ne doivent obéissance à personne, ni dieu, ni maître. Alors certes, mais puisque nous en sommes là, considérons un instant la galanterie d’un point de vue purement masculin : ce serait un peu comme une sorte de superpouvoir. En effet, elle demande une attention de chaque instant, de la rapidité, un sens de l’observation aiguisé, des réflexes sans faille : passer devant, passer derrière, tenir une porte, se lever, se rassoir, et tout ça pile poil au bon moment, le plus naturellement du monde. En clair, la galanterie fait de vous un homme sexuellement attractif. Voilà. C’est tout.

La bouderie
Une petite fille qui boude, c’est pénible ; une femme qui boude, c’est ridicule ; un homme qui boude, c’est un massacre-l’ amour-à-la-tronçonneuse. Parce que si on trouvait ça attirant d’avoir à demander « Mais qu’est-ce qui ne va pas ? Dis-moi : qu’est-ce que j’ai fait ? Hein ? Parle-moi. Pitié, ce silence me tue », on sortirait avec notre PC quand il plante. Exemple : Clark Gable, jamais boudeur et toujours expiègle !

La bien-pensance

Parce que si on attendait qu’on nous réponde « Oh mon Dieu mais comment peux-tu dire une chose pareille, voyons, enfin, c’est parfaitement scandaleux » quand on affirme que la fille à côté de nous au Mcdo ferait mieux de s’abstenir au vu de ses rondeurs plus que proéminentes, on sortirait avec notre mère.

Le surlooking

Alors attention, on ne dit pas que pour être sexy, un homme doit porter le même pull orange depuis qu’il lui a été acheté par sa mère en 2004. Mais on aimerait pouvoir s’éloigner d’un cliché sans pour autant devoir se rapprocher d’un autre. Et le problème, si vous portez une écharpe lie de vin en cachemire sur un gilet en maille tricoté main, c’est qu’on n’osera jamais vous demander «Tu l’aimes bien, ma robe» ? Parce qu’on l’a acheté chez Zara et qu’elle est en polyester.

Le coup d’œil dans le miroir

C’est inexplicable. Un homme qui se regarde franchement dans le miroir parce qu’il se trouve lui-même très beau sera ne vaudra pas mieux que celui qui jette un coup d’œil vite fait en espérant que personne ne l’a vu.Un homme ignore le miroir sauf cas d’extrême urgence : ne pas se couper en se rasant. Depuis Blanche Neige, on associe les miroirs à la vanité féminine. Et c’est très bien comme ça, si vous êtes décoiffés, on est là pour tout remettre en place !

L’éternelle satisfaction

On n’aime plus les garçons torturés depuis qu’on a obtenu notre BEPC. Nonobstant, si vous vous satisfaites tout le temps de tout (si vous faîtes un boulot chiant à se tirer une balle dans l’œil mais que vous n’envisagez pas de démissionner parce que vous aimez bien la machine à café, par exemple), vous anéantissez chez nous un besoin très féminin : le désir d’aventure. On aura l’impression que jamais vous ne plaquerez tout pour sillonner les Etats-Unis en break avec nous, qu’on se couchera toute notre vie tous les soirs à la même heure et que notre tension latente vers la révolte se mourra à petit feu à vos côtés. En même temps que notre libido.

Les vêtements trop serrés

Qu’il s’agisse de votre musculature ou de vos attributs masculins, nous aimons caresser l’illusion d’être seule à en profiter. Si vos pectoraux brillent de mille feux sous un T-shirt XXS et que votre jean moule vos organes génitaux de façon à ce que le renflement brûle la rétine de toutes les femmes qui passent, on a beaucoup moins envie de convoiter quoi que ce soit.

Source : Grazzia

217 – Préceptes de bonne conduite masculine

On taxera de vulgarité une fille qui applique du crayon sur les contours de ses lèvres. Parce qu’une bouche entourée de maquillage, c’est moche. Eh bien, des chaussettes dans des tongs c’est tout aussi dégueulasse. Partons donc du principe que le désir féminin, aussi motivé soit-il, peut être annihilé par certains comportements masculins. Lesquels ?

 La muflerie
Partons de son contraire : La galanterie. Quand elle n’est pas singée mais acquise, quand elle est devenue naturelle, donne au couple une prestance esthétique. Alors bien sûr, on peut dire de la galanterie qu’elle caricature les rôles du masculin et du féminin. Mais enfin, d’après vous, qu’est-ce qui oblige les femmes à s’épiler les jambes, si ce n’est une certaine conception socialement admise, de la féminité ? Quitte à abandonner la galanterie sous prétexte que c’est une convention, abandonnons aussi la politesse, mangeons tous la bouche ouverte et crachons dans nos assiettes quand ce n’est pas bon.

Il parait qu’elle émane d’une volonté de domination masculine (la faible femme a besoin qu’on lui tienne la porte parce qu’avec ses faibles bras, elle n’y arrive pas toute seule). Historiquement, ce n’est pas tout à fait juste : la galanterie est née au Moyen Age, comme une réponse artistique à une violence masculine collectivement tolérée : au XIIIème siècle, les hommes pratiquaient joyeusement l’enlèvement et le viol et ça ne choquait personne. Ce sont les ménestrels qui, les premiers, ont véhiculé une nouvelle vision de l’amour que l’on a appelé « courtois ». L’amour courtois revisitait le statut social de la femme en faisant d’elle la suzeraine naturelle de l’homme, qui lui devait respect et obéissance.

Bon et là du coup, je tends la perche aux machistes qui vont me répondre gentiment qu’on a des bras, que donc les portes on peut les tenir toutes seules ou se les manger dans la gueule, ce n’est pas leur problème et qu’ils ne doivent obéissance à personne, ni dieu, ni maître. Alors certes, mais puisque nous en sommes là, considérons un instant la galanterie d’un point de vue purement masculin : ce serait un peu comme une sorte de superpouvoir. En effet, elle demande une attention de chaque instant, de la rapidité, un sens de l’observation aiguisé, des réflexes sans faille : passer devant, passer derrière, tenir une porte, se lever, se rassoir, et tout ça pile poil au bon moment, le plus naturellement du monde. En clair, la galanterie fait de vous un homme sexuellement attractif. Voilà. C’est tout.

La bouderie
Une petite fille qui boude, c’est pénible ; une femme qui boude, c’est ridicule ; un homme qui boude, c’est un massacre-l’ amour-à-la-tronçonneuse. Parce que si on trouvait ça attirant d’avoir à demander « Mais qu’est-ce qui ne va pas ? Dis-moi : qu’est-ce que j’ai fait ? Hein ? Parle-moi. Pitié, ce silence me tue », on sortirait avec notre PC quand il plante. Exemple : Clark Gable, jamais boudeur et toujours expiègle !

La bien-pensance

Parce que si on attendait qu’on nous réponde « Oh mon Dieu mais comment peux-tu dire une chose pareille, voyons, enfin, c’est parfaitement scandaleux » quand on affirme que la fille à côté de nous au Mcdo ferait mieux de s’abstenir au vu de ses rondeurs plus que proéminentes, on sortirait avec notre mère.

Le surlooking

Alors attention, on ne dit pas que pour être sexy, un homme doit porter le même pull orange depuis qu’il lui a été acheté par sa mère en 2004. Mais on aimerait pouvoir s’éloigner d’un cliché sans pour autant devoir se rapprocher d’un autre. Et le problème, si vous portez une écharpe lie de vin en cachemire sur un gilet en maille tricoté main, c’est qu’on n’osera jamais vous demander «Tu l’aimes bien, ma robe» ? Parce qu’on l’a acheté chez Zara et qu’elle est en polyester.

Le coup d’œil dans le miroir

C’est inexplicable. Un homme qui se regarde franchement dans le miroir parce qu’il se trouve lui-même très beau sera ne vaudra pas mieux que celui qui jette un coup d’œil vite fait en espérant que personne ne l’a vu.Un homme ignore le miroir sauf cas d’extrême urgence : ne pas se couper en se rasant. Depuis Blanche Neige, on associe les miroirs à la vanité féminine. Et c’est très bien comme ça, si vous êtes décoiffés, on est là pour tout remettre en place !

L’éternelle satisfaction

On n’aime plus les garçons torturés depuis qu’on a obtenu notre BEPC. Nonobstant, si vous vous satisfaites tout le temps de tout (si vous faîtes un boulot chiant à se tirer une balle dans l’œil mais que vous n’envisagez pas de démissionner parce que vous aimez bien la machine à café, par exemple), vous anéantissez chez nous un besoin très féminin : le désir d’aventure. On aura l’impression que jamais vous ne plaquerez tout pour sillonner les Etats-Unis en break avec nous, qu’on se couchera toute notre vie tous les soirs à la même heure et que notre tension latente vers la révolte se mourra à petit feu à vos côtés. En même temps que notre libido.

Les vêtements trop serrés

Qu’il s’agisse de votre musculature ou de vos attributs masculins, nous aimons caresser l’illusion d’être seule à en profiter. Si vos pectoraux brillent de mille feux sous un T-shirt XXS et que votre jean moule vos organes génitaux de façon à ce que le renflement brûle la rétine de toutes les femmes qui passent, on a beaucoup moins envie de convoiter quoi que ce soit.

Source : Grazzia

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